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samedi 29 octobre 2011

General Elektriks, Parker Street.

   
Troisième album de General Elektriks Parker Street, n'est pas l'album commercial qu'on aurait pu craindre à l'écoute du premier single "summer is here". Il va chercher parmi des influences plus riches et hétéroclites.
Le single "summer is here", est un petit tube, est justement cela m'avait fait un peu peur. Après le succès de son album précédent (succès relatif en terme de vente, quelque chose comme 30 000 copies, ce qui est à la fois beaucoup et peu, mais important pour les concerts, et la couverture médiatique du groupe), on pouvait craindre une tentation d'être plus radiophonique, plus accessible, pour franchir un cap... A l'écoute de Parker Street on peut être rassuré, Hervé Salters, âme du groupe (décidément c'est la mode les vrais faux groupe) n'a pas vendu son âme au diable.


Il faut dire qu'il a déjà connu pas mal de petites "consécrations", pas mal aidé par le copain -M- (rencontré à l'époque ou Hervé jouait avec Vercoquin, et Matthieu jouait sous le nom de "matthieu chedid group" vers 1993 !!! Faîtes le calcul ils 'étaient pas bien vieux... ) est passé à la télé à des heures de grandes écoutes. Une petite balade sur le net suffit à comprendre l'impact important qu'on eu les victoires de la musique, taratata et autre one shot not...Puisqu'il y a un peu plus d'un an, GE était absolument inconnu du grand public.

Parker street, donc est peut-être un peu plus complexe que le précédent album, à la fois plus sombre (bad day, the genius and the ganster)et plus pop (show me your hands), avec toujours cette vision très cinématographique de la musique un petit hommage à lalo shiffrin en intro (the spark). Hervé s'y fait plus "chanteur" que sur les précédents disques, et beaucoup de titres sont construit comme de vraies "chanson" cela marche parfois parfaitement"quiet entertainer" où l'on est carrément dans le rag-time lent de piano assumé, et "I'm ready", qui rappele un peu Gotan Project, parfois un peu moins ( hardship is over, malgré sa superbe intro). Quelque chose me dit que Hervé - ayant fait une tournée assez intense - l'a enregistré assez vite parce que le groupe marchait et qu'il fallait sortir quelque chose... Au fond je trouve ce disque intéressant, il rappelle par certains aspects le premier album Cliquety Klicks (le morceau "little lady" sur cet album par exemple)  mais ils est moins jubilatoire que Good city for dreamers et au fond, contrairement à ce que laissait présager le single, plus difficile d'accès,  plus "organique" (ça c'est dans le dossier de presse). La principale qualité de ce disque, c'est de n'avoir pas cherché à faire "la même chose"...

Notons que Hervé est aussi producteur de plusieurs artistes chez Discograph (Pigeon john) et joue avec un autre excellent projet Honey Cut (qui a aussi sorti récemment un album intitulé "comédians). Il faut absolument que j'en parle ici.

vendredi 28 octobre 2011

video : Lisa Portelli "en sueur" (inédit)

Un petit morceau inédit de lisa portelli, ça peut pas faire de mal... from le hiboo

jeudi 27 octobre 2011

Stupeflip, les lapins et les radios

Depuis quelques jours, le groupe Stupeflip, (qui n'est pas vraiment un groupe, plutôt le projet de King Ju alias Julien Barthelemy), a lancé une campagne sur facebook pour que son titre Gaëlle passe à la radio. Le buzz (au moins) est en passe d'être réussi. King-Ju a été invité sur Europe 1 pour en parler, et hier soir (tard)  NRJ a passé "Gaëlle". Ce me donne l'occasion de dire quelques mots de ce groupe que je suis depuis le premier album éponyme et dont le nouvel opus Hypnoflip Invasion mérite largement qu'on s'y attarde. Si je ne l'avais pas fait, c'est parce que ce n'est pas trop le genre de musique dont je parle d'habitude ici. Mais au fond, on s'en fout,  (et après tout maintenant ils sont sur NRJ, hé, hé).

Le paradoxe de cette histoire, c'est que le titre "Gaëlle", choisi pour envahir les oreilles des auditeurs d'NRJ, n'est pas vraiment représentatif du style général du groupe. Stupeflip a en effet depuis le début inventé un personnage finement nommé Pop-Hip, qui serait un fan de musique "pop" perdu au milieu d'un groupe de hip-hop, que les autres membres (King Ju, Mc Salo, Cadillac...) du groupe (disons du  Crou) martyriseraient. Pop Hip arrive à fourguer des morceaux dans chacun des albums. C'est d'ailleurs comme ça que j'avais découvert le groupe "Depuis que je fume plus de Shit" ayant fait son petit succès à l'époque... (Jacno était même venu prêter main forte). "Gaëlle" donc (comme le "coeur qui cogne sur cet album  ou "les cages en métal" sur le précédent opus) est un morceau de Pop-Hip, tube electro-pop en puissance, un peu façon la Jacno de la période Elli & Jacno, justement, et qui n'a rien a envier à la production pop des années 80, (Taxi Girl,  Indochine etc).



Mais le reste de la musique de Stupeflip n'a pas grand chose à voir avec ça. On est là résolument dans le Hip-Hop,  (hard Core dirait-on), qui musicalement irait lorgner du coté de Cypress Hill, ou du Wu Tang avec des influences prises aussi bien du côté de gainsbourg que de la musique de film (de film d'horreur, mais pas seulement),un vraie richesse harmonique, et des rythmes qui "claquent bien" comme on dit.

Stupeflip a un truc que les autres groupes de Hip Hop n'ont pas souvent  : de l'humour, du second degré. Et une propension à se moquer des passages obligés du genre.  ("Gém les moches" est comme une réponse à toutes les "bi-atch de magazines" version NTM). Appeler ses fans "lapin" n'est pas courant dans le milieu... Les textes de Stupeflip sont bons, grinçants, drôles, violents souvent, mais aussi poétiques. "Le spleen des petits à l'école" est un sujet rarement abordé, et Stupeflip nous en offre une sorte de Prévert version hip hop. Stupeflip c'est aussi tout un univers qui m’emprunte pas aux poncifs du hip hop (la menuiserie, la religion du stup, le sinode piboin) ou qui les détourne (le CROU), les albums de stupeflip sont un peu comme des mini-opéras rock hip hop... Avec des enchainements entre les titres particulièrement soignés (l'impayable intervention de reverbman, l'assassinat de pop-hip) Stupeflip nous racontes des histoires folles, drôles, dures, paranoïaques, comme le monde d'aujourd'hui...




 Reste ce coup de buzz sur le net. Certains comprendrons mal pourquoi King Ju tient absolument à parler sur ces radios mainstream qu'il déteste, alors que grâce à internet, le disque semble avoir pas mal marché, et que les concerts (jusqu'à présent pas le point fort du groupe) sont remplis. ( Les lapins envahirons d'ailleurs l'Olympia à Paris le 1er novembre). Ce buzz, c'est un challenge, une blague. Mais si ça continue à marcher, si les lapins attaquent fun radio, il pourrait bien se retrouver invité sur tous les plateaux de télé pour justifier sa démarche, et peut-être qu'il se sentira dépassé. Mais ce sera pour le bien du Stup !

(Pour finir une petite interview que j'aime bien de King-Ju, par l'impayable Giedré)


lundi 24 octobre 2011

Arthur H : Baba Love

 
Les bonnes couvertures promos ne font pas forcément les bons albums, mais ce baba love est un très bon cru d'Arthur H. 
Les morceaux assez sont assez pop, les  arrangements. On reconnait la pâte de ses deux principaux collaborateurs du disque Vincent Taurelle (claviers) et surtout Aymerich Westrich (batterie, piano, programmations. (Je connaissais ce garçon comme batteur de Cassius, j'ai découvert grâce à Arthur H son groupe Aufgang, et il faudra que j'en dise un mot ici, parce qu'il mérite le détour. ) Un son électro-acoustique, mélange de vieux son analogique ou acoustique et de programmations electro qui donnent un son plus moderne à l'ensemble. Alexander Agelov (basse) et  Joseph Chedid (Guitare electrique, Programmation) complètent le duo. Et bien sûr il y a les incontournables guests (Izia, Saul Williams, Jean-Louis trintignant). 
Il y a des morceaux qui sont presque un peu trop easy listening à mon goût ("give me up" et son petit orgue enervant), d'autres dont les textes sont franchement trop légers (le paradis il est chinois) qui contraste avec la subtilité d'autres texte (la beauté de l'amour). Mais dans l'ensemble tout ça sonne très bien, et est assez efficace. Il y a des moments très intéressant où Arthur pousse sa voix et se prends carrément pour thom yorke (Dis moi tout) la grille du morceau est très "radiohead" ( et rappelle d'ailleurs my iron lung). Le morceaux "prendre corps" assez beau aux arrangements assez directement inspiré par Gainsbourg  (période L'homme à la tête de chou ou Vu de l’extérieur) est une des réussites du disques. Comme le duo avec Izia (qu'on a plaisir à entendre chanter un tout petit peu, en français).  
Bref, je l'aime bien ce disque... Je le préfère de beaucoup au précédent...  Allez le petit film "documentaire" (un EPK un peu long quoi)  assez long, d'Arthur pour finir, il vous dit tout ou presque...

samedi 15 octobre 2011

Vidéo : Thom Yorke ( radiohead) : 30 minutes de Mix

Vidéo : Thom Yorke Mixe une demi heure


BR#69 Thom Yorke from BOILER ROOM on Vimeo.

(sur boiler's room)

Bientôt : Arthur H, General Elektriks, Rover, Mathieu Boogaerts, Thierry Stremler, etc.

Un moment que je n'avais rien écrit ici, l'été m'ayant entrainé vers de lointaines contrées... La rentrée chargée pour moi, j'ai laissé passé le mois de septembre...
En vrac, voici le programme des choses dont j'aimerais parler ici :
Arthur H, dont j'ai pu écouter le nouvel baba love, qui est un disque réussi (il sort lundi).
Le nouveau General Elektriks, qui vient de sortir, disons que sans provoquer chez moi le choc de l'album précédent, est tout de même un excellent bon disque. Le second disque de Honey Cut, l'autre projet de Hervé Salters, est lui aussi dans les bac.
L'ancien acolyte d'Hervé au sein des Vercoquin, Thierry Stremler, devenu (à l'instar d'un J.P Nataf), un des orfèvre discret de la chanson française, sort lui aussi un nouvel album "Rio", le 7 novembre, qu'on attend avec impatience,  (le single est sorti) .
Je ne reviendrais pas sur le décevant album de Thomas Dutronc, qui a vouloir être plus pop, ou plus commercial, à perdu un peu de son originalité... A écouter aussi, Le premier EP de Rover qui nous fait attendre impatiemment l'album, (et au passage un grand bravo à Cinq/7 qui est vraiment un label qui fait du bon boulot, Nadeah, Lilly wood and the prick, Rover, The Do, Aaron, etc).
Mathieu Boogaerts annonce nouvelle une série de concert, après le ciné 13 l'année dernière, il retourne à la Java, où il est programmé tous les mercredi soir. Il annonce sur sa page facebook qu'il y chante un tas de nouvelles chansons...
Sinon on a beaucoup entendu parler d'un Monstre à Paris, le film mettant "en voix" Vanessa Paradis et -M- , et c'est mérité, le film un petit bijou de poésie, emmenez-y les enfants, (ou pas !...)
Le petit frère de Matthieu, Joseph Chedid, (qui a joué sur le disque d'Arthur H.) donc le groupe Selim (Elise Blanchard, Valentin Durup & Alexis Bossard) est une de mes petites découvertes personnelles, fait plusieurs concerts et a enregistré cet été, visiblement dans le studio familial (Labo -M-)... On attend la suite... en attendant voici une  une vidéo de Selim "le parfum live" lors d'un concert que j'avais vu (chroniqué ici) :


SELIM - "Le parfum" (live au ciné 13) par CINE-13-THEATRE

Quelques liens pour finir...

 le EP de Rover http://www.cinq7.com/fr/artiste/44-rover-.html 

 le single de Thierry Stremler :  http://www.thierrystremler.com/

 écouter Selim sur Noomiz : http://www.noomiz.com/Selim


finissons avec deux vidéos "la seine", que j'aime beaucoup


Un monstre à Paris - Extrait "La Seine" [VF|HD] par Lyricis


et à tout seigneur tout honneur, j'ajoute l'excellent et désormais traditionnel, live en studio de radiohead (from the basement)qui permet de redécouvrir le dernier album...

Radiohead - The King of Limbs - From The... par Momirski

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