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vendredi 29 avril 2011

Vidéo : Mathieu Boogaerts live au ciné 13

Mathieu Boogaerts sera de nouveau en concert  au ciné 13 théâtre à Paris les Dimanche 1er et 8 mai 2011. A cette, le Ciné 13  a mis en ligne cette excellente vidéo, (encore une fois très bien réalisée par Sandra Loterstein), extraite de ses concerts du mois de fevrier dans le même lieu  (concert que j'avais chroniqué ici)


Mathieu Boogaerts - "Bandit" (live) par CINE-13-THEATRE

jeudi 21 avril 2011

Antoine Leonpaul : le retour de la bonne variété ? (chronique album)

Antoine Leonpaul, sort un premier disque eponyme, et ce disque est vraiment bon. "Fleur, aide moi..." dit-il dans une chanson ("navire"), je prends ça comme un appel...Voici donc ma modeste contribution.

Antoine Leonpaul est un "nouveau venu" dans le monde de la chanson, même si je l'ai déjà vu quelque part (mais où ? sur une scène, comme sideman, dans un bar, à une terrasse de café ). Un garçon très averti m'a suggéré d'écouter ce disque, et il a très bien fait. J'avoue que j'ai cherché des infos sur Antoine Leonpaul sur internet, et que je n'ai pas trouvé grand chose. Tant mieux après tout, comme ça pas de préjugés.
Les textes sont assez intéressants, souvent drôles et  parfois un peu mélancoliques,  la musique est plutôt pop et acidulée (ça vous parle ça, de la musique "acidulée"), et c'est assez bien arrangé (petites batteries, petits claviers, lignes de basses chouettes...). Ce sont de bonnes chansons tout simplement.

Si on cherchait des références dans la chanson française actuelle, il faudrait aller voir du côté d'Albin de la Simone ou de JP Nataf, sauf que les influences qui sont les plus évidentes chez ce garçon - pour moi en tout cas -, ce sont plutôt des chanteurs plus anciens, ceux qui ont renouvellé la chanson française dans les années 70...  Par exemple dans la voix, (et même dans les textes) Antoine Leonpaul me rappelle les premiers Louis Chedid (si, si, écoutez par exemple les intonations sur les couplets "seuls l'interessent" ou "un jour") et à d'autres moments les premiers albums de Souchon, voir Michel Berger ("voilà pourquoi"). Il y a une espèce de classe naturelle qui se dégage de la voix d'"ALP" (c'est son petit surnom visiblement), qui ne cherche pas à faire d'effets inutiles.  Alors bien-sûr, Antoine Leonpaul a écouté les Beatles et d'autres choses, mais finalement je me demande si ce n'est pas le seul chanteur de "variété" qu'on ait eu depuis des lustres : La variété au sens noble du terme, vous voyez,  pas la vieille "nouvelle chanson française". D'ailleurs je serais curieuse de savoir ce qui s'est passé au studio Ferber en 1975 ( "1975" et le titre d'une très bonne chanson du disque)  et qui est le chanteur dont la chanson parle...
Je me demande ce que vont écrire les "journalistes spécialisés" - parfois capables de crier au génie devant des choses  justes pompeuses et prétentieuses - alors sincérement j'espère que la simplicité de cet album les touchera, pour qu'on entende un peu parler de cet Antoine Leonpaul.
Il sera d'ailleurs en concert au Trois Baudets à Paris le 10 mai : infos ici

Album : Antoine LeonPaul "Antoine LeonPaul" chez Because




Antoine Léonpaul - Un Autre Homme par antoineleonpaul

mercredi 13 avril 2011

Vidéo : Joseph et Anna Chedid, Chat (et tous les autres) "avenir" live au ciné 13

Excellente vidéo extraite du concert Selim, Nach et Chat au ciné 13, il s'agit du rappel de fin de concert où tous les musiciens sont revenus pour en chanter une petite dernière.   (Ma chronique de ce concert est à lire ici).
Selim + Nach + Chat : Avenir par CINE-13-THEATRE
J'en profite pour signaler deux autres articles qui rendent compte de cette soirée : celui de Secousse Rythmique (qui annoncent pour bientôt une interview & une session acoustique de Selim ) et celui de Ava sur le Hiboo.

vendredi 8 avril 2011

Chronique : Puggy - Something you might like

J'ai mis un peu de temps avant de m'interesser à Puggy, parce que je pensais que c'était encore un groupe de franchouillard qui se prenaient pour des gars de Londres ou de Liverpool, et lorsque j'ai pris le temps d'écouter, j'ai eu l'agréable surprise : le chanteur chante vraiment en anglais, avec un accent anglais...  En effet Puggy c'est (attention phrase recopiée et répétée partout) "un groupe belge composé d'un chanteur/ guitariste/ pianiste, anglais, d'un bassiste français et d'un batteur/pianiste suédois" basé à bruxelles.

Puggy avait sorti il y quatre ans un premier album passé presque totalement inaperçu  - Dubois died today -  ce disque était plutôt bon, avec quelques "tubes" potentiels comme " chez madame louise" ou "the luckiest crime". Le deuxième album sorti l'été dernier s'appelle "something you might like" et marche assez bien. Qu'est-ce qui a changé entre temps ? Musicalement,  pas grand chose :  la veine est la même, très pop, un peu rock, assez élégant dans l'ensemble... Mais diable pourquoi maintenant ça marche ? Peut-être parce que le groupe est passé d'un mini label independant belge nommé Talkieo, (aujourd'hui disparu il me semble), à une major (Mercury/ Universal). Le truc amusant est que avant de sortir ce deuxième album, Puggy avait sorti un petit EP nommé "teaser", et envoyé à tous les magazines et blogs, comme un nouveau groupe qui démarre... Universal a lancé Puggy comme un groupe tout nouveau tout beau... et d'ailleurs, comme ils sont bien sages ces garçons, leur premier album, ils n'en parlent pas trop.
 
"Something you might like" ce n'est pas franchement nouveau, mais c'est assez beau. Les chansons sont indéniablement meilleures que sur le précédent disque. Le groupe joue vraiment bien et chante très bien. Au premier abord, cela fait beaucoup penser à du Mika, en raison de la voix du chanteur ( qui pourtant physiquement ressemblerait plutôt à Johnny Greenwood) et donc à du Freddy Mercury (dont mika est quand même une sorte de clone vocal, ce qui n'est déjà pas si mal). Les garçons font du Mika un poil plus rock, ("we have it made") ou carrément du Queen ("teaser") , malheureusement, lorsqu'il font dans le sentimental (malgrès les "motherfucker" qui avaient tant ému ce cher Naguy)  sur "How I needed you"   cela vire malheuresement à du Coldplay ( et ça pour moi, c'est très mal, parce que je déteste Coldplay).
A mon sens outre le single "When you know" (très efficace)  mes moments préférés du disque sont "Teaser" parce que c'est bien fait, (dans le genre hommage), "Goddess lady", parce qu'il y a un petit côté kitch qui me plait bien, et le morceau éponyme "something you might like", à mon sens le meilleur du disque... ( cette petit intro qui évoque vaguement celle de "Time" de Bowie, suivi d'un départ en trombe).
    Pour conclure je dirais que les chansons sont toutes assez bien foutues, que c'est pas mal enregistré, mais que ça manque globalement un peu de cachet et de personnalité parfois. Mais c'est agréable à écouter comme disque... Si vous être ultra des choses très pop, et gaies, qui donnent envie de taper des mains et qui se retiennent à la premiere écoute, ce disque est pour vous. En regardant quelques interwiews sur le net, je vois que les garcons ont l'air simple et franchement sympas:  comme leur musique, finalement. J'aimerais tout de même bien les voir en vrai live, pour voir si musicalement, ça "gratte" un peu plus, comme le semble le montrer cette vidéo du hiboo (moins bonne que d'habitude, mais ils avaient eu de sérieux problème techniques, les pauvres garçons... )

jeudi 7 avril 2011

A découvrir : Lisa Portelli

Il y a un type de chanteuse un peu à la mode en ce moment, (à tel point que toutes les maisons de disques ont l'air d'avoir eu envie de signer la leur) C'est la grande brune longiligne et un peu froide, et qui chante plutôt en anglais.   A l'opposé il y Lisa Portelli.  Je l'ai vue deux fois sur scène, par hasard (des concerts où j'allais voir les autres, et j'ai à chaque fois été séduit) et son album, " le régal " qui paraitra chez Wagram le 9 mai, s'annonce assez prometteur.

Déjà cette Lisa Portelli (petite blonde, le genre très souriante)  chante en français, ce qui devient pour moi une qualité, (tant la multiplication des français "anglophones" qui ont un vocabulaire de 67 mots dans cette langue, et en prononcent la moitié de travers me fatiguent). Bonne guitariste, avec au départ une formation classique, et donc un jeu au doigts interessant, Lisa Portelli est passée progressivement à l'électrique, tout comme elle est passée de la chanson française à une veine plus pop/rock.


Persuadée que c'était une "nouvelle", j'attendais la sortie du premier album, et puis je découvre qu'elle en à déjà sorti un il y a cinq ans (en pleine crise du disque, qui selon télérama et Pascal Nègre, est "terminée", première nouvelle... il parait que le CD n'est pas mort, deuxième nouvelle, mais je stoppe là cette digression). Assez logiquement, ce premier album hésitait entre ces deux courants, avec une veine  assez chanson française (mon meublé, bulle, l'enterrement, berceuse) et une veine plus pop/rock/ blue, (coccinelle, bocal),  je dirais PJ Harvey croisée avec Emilie Simon, et de très belle réussite comme l'excellent morceau "Vague". "

Le premier single extrait du nouvel album "les chiens dorments"  est carrément bien,(je cherche une formule qui fasse plus "chronique, mais là je trouve rien d'autre)   et on attend donc la suite avec impatience. Même si je suis plus reservée sur le clip, qui je trouve si  il a le mérite de l'originalité, ne la met pas franchement en valeur. Du coup, je vous mets la version hiboo de live, presque toujours mieux qu'un clip


Après un petite ballade sur le net, je vois que Lisa Portelli a été découverte au printemps de bourges 2006, puis au francofolies 2007, puis de nouveau au chantier des francofolies l'année dernière, puis talent mairie de Paris 2010, puis comme talent SFR 2011 (ça ça me plait pas du tout je vous le dis tout de suite)... Bref, il est donc franchement temps qu'on la decouvre vraiment. rendez vous le 9 mai. En attendant, je remet un autre petit hiboo de Live, cela ne fait jamais de mal !





mercredi 6 avril 2011

Chronique Concert : Selim, Chat & Nach en acoustique au ciné 13


Les "acoustiques du ciné 13" acceuillaient pour la seconde fois un plateau composé (dans l'ordre d'apparition) de Chat, Nach & Selim. Un concert frais et jubilatoire, mélant intimité, poésie, humour (beaucoup), et surtout, de l'excellente musique.
Inutile de revenir, j'en ai déjà parlé, sur le confort, l'intimité et l'acoustique de la salle ou pour l'instant j'avais vu des concerts solo, (voir mes chroniques sur Mathieu Boogaerts ou Albin de la Simone dans ce même lieu). Inutile de revenir sur le pedigré des artistes présents (Anna et Joseph Chedid, Elise Blanchard, Alexis Bossard, Aidje Tafial, Charlène Juarez, etc sont tous en soit de très bons musiciens). L'interêt de cette soirée était pour les uns de découvrir les projets personnels de ceux qu'ils avaient vus sur de beaucoup plus grandes scènes comme "side(wo)men", ou en première partie ; et pour les autres - ceux qui avaient déjà, comme moi, eu la chance de voir les trois sur scène - de découvrir une autre facette de leur talent. D'ailleurs la salle était archi comble.

Chat
Cela commence avec Chat, qui ouvre seule en scène, en s'accompagnant au Wurlitzer (un petit piano electrique des années 60) et sur un petit synthé genre bontempi au son très kitch. La scène est décorée par un tapis des coussins, un divan, et quelques instruments posés là comme dans un salon, (ils serviront plus tard), et une belle lumière, auquel s'ajoutent les vidéos d'Alexandre Elkouby, (qui tel un DJ, restera discretement toute la soirée derrière un petit meuble pour agrémenter les morceaux de belles images poétiques)
Dans son costume moulant du plus bel effet, Chat alterne nouvelles chansons et titres de son album "folie douce" :  Chat est très à l'aise,  et mèle tendresse et un l'humour sautillant, sachant mettre le public à contribution (non seulement pour chanter mais pour décider quel est le meilleur refrain sur un nouveau morceau). Elle nous chante un morceau sans micro avec un petit ukulele, et sera rejointe par Joseph Chedid pour un duo qui est d'ailleurs un des moments vraiment magique de cette soirée, les deux chantant cette chanson d'amour et de rupture (d'Emilie Simon) avec une intensité rare.  
 
Nach
Après une courte pause, Nach et ses musiciens arrivent sur scène et attaquent un morceau, alors qu'une partie des spectateurs s'était précipité au bar pour profiter d'un "happy hour" annoncé par le manager de Selim, (qui programme la plupart des concerts du ciné 13, et que je remercie au passage pour les photos), les premières notes de musique entrainant le retour immédiat et chaotique des consommateurs, verre à la main... Ce qui nous a toute suite mis dans l'ambiance du concert de Nach :  Elise Blanchard et le guitariste Quentin Lafon étaient assis par terre, le batteur Aidje Tafial jouait pour l'occasion sur une espèce de grand tambourin (dont il tire des merveilles), le violoncelliste Guillaume Latil se tenait de l'autre côté et Anna Chedid, au centre,  jouait sur le wurlitzer posé au milieu des tapis et des coussins :  avec une partie du public dans les canapés du ciné 13, l'autre moitié un verre à la main, on était un peu comme à la maison. Nach a joué à peu près les mêmes morceaux que lors de son concert à l'Entrepot, mais dans une formule plus legère et assez intéressante, sa belle voix n'en était que plus mise en valeur, le micro ne jouant ici le rôle que de léger soutien ; le violoncelle devenait soudain un instrument vraiment lead (à l'entrepot il passait de temps en temps sous les autres instruments). Lumières chaleureuses, claps et choeurs du public ont accompagné l'ensemble, pour un set vraiment jubilatoire : les musiciens de Nach,  - je l'ai déjà écrit -, étant tous capables de prendre des solos, de "groover", et ne se contentant pas "d'accompagner..." une chanteuse.  Avec cette proximité on entendait tout, même les petits rires, les petites connivences entre musiciens, et cela donne vraiment un dimension supplémentaire au concert.
Fin du set sous un tonnerre d'applaudissements, et on revient nous prévenir de ne pas quitter la salle cette fois, "parce qu'on ne pourra plus rentrer" pour des raisons mystèrieuses que nous allons bientôt comprendre...
 
 
Selim
Comme on dit sur wikipédia pour les fiches sur les films "attention ce qui suit revèle des moments clés de l'intrigue" : Le groupe Selim  s'est à peine assis au bord de la scène que le noir se fait dans la salle, les membres du groupe étant éclairés par des mini lumières accrochées sur leur tête, et à leurs instruments, du coup leur mouvement devenait un jeu de lumière permanent (celui qui bouge le plus, c'est Joseph Chedid, ce qui n'étonnera personne), l'ensemble étant relevé par les vidéos qui accompagnent à nouveau la musique.
L'exercice de l'acoustique est encore plus bluffant chez Selim que chez les autres, dans la mesure où leur musique est d'habitude la plus rock, d'autant qu'ils avaient choisi d'être les plus "acoustiques" des trois projets. Avec beaucoup d'humour et de charme, Selim (ils se tous donnent des surnoms ;  nous avons donc La Mouffle/ Joseph Chedid à la guitare séche, soutenu par celle de Douggy/ Valentin Durup, Martine/ Elise Blanchard à la basse acoustique et L'indien/ Alexis Bossard "percussionant" sur une sorte de petite poterie) enchainent leurs chansons très poétiques, parfois loufoques, entrainant toujours le public avec eux. A chaque fin de morceau, on s'attend à ce qu'ils rallument la lumière, mais non, ils poursuivent dans le noir, lançant des petites bulles de savon à travers les faisceaux de la vidéo. Les petites lumières s'agitant dans le vide donnant un côté extra terrestre à leur présence, il faudra attendre la dernière chanson pour voir les lumières s'allumer, le temps de chanter leur morceau sur "les coquines et les cochons", où les filles crient "les coquines" et les hommes sont censés imiter les cochons (ce qui est plus difficile à assumer sans doute, messieurs), et qui est un petit tube rock des plus efficaces...
 
A la fin tout ce beau monde a rejoint le groupe Selim scène, pour chanter un dernier morceau tous en coeur, toutes lumières allumées, terminant cette sympathique soirée sur une note encore plus sympathique, une sorte de chanson au coin du feu  "Avenir" (qui figure sur le EP de Nach "elle ou moi"), qui soulignait encore la complicité de tous ces musiciens, et la complicité avec leur public. Nul doute que de l'avenir, tous ces jeunes gens en ont.

Les trois seront de nouveaux en concert le 10 avril au ciné 13 théâtre


Notes d'Octobre 2011 : on peut voir des vidéos extraites de ce concert, sur la page dailymotion du ciné 13 théâtre

mardi 5 avril 2011

chronique : The Strokes - Angles

  
Quand on aime beaucoup un groupe on est partagé entre l'envie de les voir refaire leurs disques précédents parce qu'on aimait ça, et l'envie de les voir innover,  justement parce qu'un bon disque, ça ne peut se "dépasser" qu'en faisant autre chose. Tout ce qui était sorti sur les conditions d'enregistrement  de Angles, les déclarations des membres du groupe, qui n'aimaient pas ce disque, m'avait fait abandonner tout espoir d'un retour au source salvateur, ou d'une plongée reussie dans un nouveau genre.  Finalement, quoiqu'un peu court et inégal, Angles est plutôt un très bon disque, avec pas mal d'idées. Et les idées en musique - surtout chez les groupes de cet importance et de ce style de musique -  ça ne court pas les rues.
 Tout le monde sait que ce disque a été enregistré dans des conditions particulières, les membre du groupe enregistrant leurs parties séparément, Julian le chanteur ne voyant pas les autres. Vous trouverez d'ailleurs sur Tasca Potosina un compte rendu imaginaire (et très drôle) des scéances d'enregistrements. L'étonnant n'était pas tellement que ce genre de situation arrive (voir par exemple les surréalistes conditions dans lesquelles St-Anger de Metallica à été enregistré avec un psychologue de groupe et le très bon documentaire qui en a été tiré), et il est même fréquent que des groupes qui ont fini par se detester enregistrent de bons disques (à commencer par les Beatles et les Stones).
 Mais Angles n'est pas un de ces disques enregistré par des égos aux bord de l'explosion qui livrent leur trippe sur la bande, plutôt une tentative un peu scolaire de faire quelque chose qui ressemble un peu au strokes, mais pas toujours. Cela donne un disque assez inventif   avec :
- de très bons morceaux comme "under cover of darkness" qui aurait pu être un hymne façon "reptilia" si Julian n'avait pas été un peu en dessous vocalement (par rapport aux débuts du groupe) et sans doute, si les cinq gars avaient dans la même pièce au moment de l'enregistrement.
-  Un morceau qui aurait eu leur place sur l'album précédent  ("metabolism").
 - Des choses plus pop  et assez réussie comme "Grastifaction ou Life is a simple moonlight".
-  Des tentatives de mélange des genre comme "machu picchu" très reussi, "taken fot a fool",  (ou "call me back" pour le refrain aux petits choeurs interessants). 
-  Des tentatives moins réussies comme "two kinds of happiness", sorte de morceau un peu new wave assez raté à la mélodie sirupeuse, malgrès l'envol du refrain, et "Games" qui n'a carrément rien à faire là (on dirait que l'ingé à mélangé les fichiers avec celui d'un autre groupe).  
Voilà, pour faire un bilan façon comptes d'apothicaire, Angles ce sont 3 morceaux vraiment excellents, 3 morceaux plutôt bons, 2 morceaux interessants par moments, et morceau qui aurait pu être bien mais en fait non à cause du son, et d'un morceau carrément sans interêt. Au final, pas grand chose à jeter.
J'ai lu pas mal de critiques qui descendent ce disques, ce qui me donne envie de le défendre, mais en fait si je fais le bilan des album rocks sorti ces derniers mois que j'ai pu écouter, il y en a pas des masses qui arrivent à la cheville de celui-là. (Mais comme je le dis toujours, je suis loin de tout connaître, et il est plus facile d'apprécier un disque à l'aune des précédents).
J'ajoute que ce disque gagne a être écouté plusieurs fois. J'avais été carrément décue par le précédent album, et au fur et à mesure du temps, je me suis mis à l'apprécier de plus en plus, (même s'il ne contenait pas de morceau "facile" à mettre à fond au réveil, façon "last nite". ) Les premiers fans des strokes attendent qu'il nous refassent le coup de "is  this it", mais franchement, ils peuvent attendre longtemps, et parce qu'au fond c'est mieux comme ça. Imaginez si les mecs de Radiohead avaient passé leur vie à vouloir nous refaire " creep" (bon vous me direz la moitié des groupes anglais des années 2000 s'y sont essayé à leur place).

vendredi 1 avril 2011

Vidéo : Chanson inédite d'Albin de la Simone : Ici hier

Albin de la Simone chante pour la caméra "ici hier", une nouvelle chanson inédite, parmi celles qu'il avait chanté lors de ces concerts au ciné 13 (chronique du concert ici). Une chanson magnifique,  quoi qu'assez triste, puisqu'elle parle de séparation...

Albin de la Simone - "Ici hier" par CINE-13-THEATRE

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