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mercredi 30 mars 2011

chronique : Cascadeur "the human octopus"

La première fois que j'ai vu Cascadeur, j'ai adoré : l'idée, le costume, le décorum, la musique, ensemble qui m'évoquait fortement le personnage masqué du Film Phamtom of the Paradise (après avoir eu la tête broyée dans une presse à disque). Cascadeur m'apparaissait comme une sorte de Winslow Lynch perdu au milieu du paysage musical contemporain.
    Par la suite, j'avoue, j'ai été quelque peu échaudée par le tabassage promotionel et médiatique donc Cascadeur a fait l'objet, alors même que l'album n'était pas sorti... Festivals, Sessions, premières parties, mails de promo avec jeu idiots, et au passage,  un atroce disque de remix de "Walker" (sans interêt, il ne servait qu'à me dégouter de cette chanson. Ah si, aussi à montrer que Cascadeur était un truc très hype, "electro french touch"). Si vous faisiez parti de ce petit groupe de gens qui aimaient la musique et s'intéressait un peu à la nouveauté, vous ne pouviez tout simplement pas échapper à Cascadeur. Cela supprimait pas mal de magie à cette apparition casquée. D'autant que le côte mystérieux qui émergeait de la com des débuts ("personne ne sait qui est cascadeur" écrivait on alors), a bien vite disparu au profit de bios beaucoup plus classiques.

    Aujourd'hui l'album de Cascadeur, (nom derrière lequel se cache Alexandre Longo, pianiste chevronné, pour la bio standard allez voir par exemple ici) est sorti, et je l'attendais avec une certaine impatience.
    J'ai hésité avant d'écrire ce papier, parce que je ne sais toujours vraiment pas quoi en penser. Comme je n'écris pas pour un journal où on doit avoir l'air de tout savoir mieux que les lecteurs, je peux vous faire partager mes doutes qui se résument en une phrase : quand j'écoute de façon isolée n'importe quel morceau de l'album, je suis très heureuse, quand j'en écoute trois d'affilée, je m'ennuie. Au milieu du disque j'en viens à penser que Cascadeur est un truc à mi chemin entre Christophe et James Blunt... (ce qui pour moi n'est pas franchement positif !). Alors l'album en entier, imaginez.
    Voilà : Cascadeur ce sont de belles chansons, une voix magnifique, des arrangements élégants et elaborés (mélangeant electronique et cordes, très "musique de film"), et sincérement c'est la grande classe, mais pour être trivial, c'est toujours toujours pareil, à tel point que je peine à mettre un morceau en avant plus que les autres. Si, peut-être la version chorale de "Meaning" : Tout d'un coup on entend d'autres voix, un autre son, et cela fait du bien. J'avoue que j'ai du mal a comprendre comment on peut sortir un album aussi monolitique, et donc je suis décue. Mais je sais raison garder...
     Je me disais que Cascadeur pouvait être une des meilleures choses qui soit arrivé à la musique française depuis un moment. Aujourd'hui, je l'avoue j'ai l'impression de m'être fait avoir par une maison de disque qui a misé à fond sur un buzz.
     Les bloggeurs ont un peu tendance à se croire tout permis (sauf quand les maisons disques commencent à leur acheter des encarts pub) et je n'aime pas écrire des choses négatives sur les artistes, d'ailleurs je crois que c'est la première fois (sauf sur les stars ultra célèbres qui s'en foutent).  J'ai donc renoncé à titrer cette chronique "la pieuvre somnolente" "le poulple mort", ou un truc dans le genre,  d'ailleurs je redis que Cascadeur c'est beau et talentueux, mais j'estime au final que cet album est raté :  Raté parce qu'un disque doit être une histoire, avec un début est une fin, et pas une compilation de jolie musiques toutes pareilles. 







3 commentaires:

  1. Bonsoir,

    J'avoue que ton article est perturbant ...
    J'essaye de me mettre à ta place et comprendre ta déception, mais je n'ai pas cette sensation d'avoir écrit un album monolithique.
    J'ai voulu faire en sorte que chacun des morceaux le composant soit une petite aventure.
    Il y a sans doute une unité de son (un style ?), mais c'est assez délibéré , dans la mesure où ces titres émaillent 5 années de mon parcours (et leurs différentes périodes) et que leur "traitement" sonore est circonscrit par des éléments très identifiables : choeurs d'enfant, cordes, piano, percussions et ma voix (et sa tessiture) ...
    Je ne voulais pas d'un patchwork / exercice de style.
    Peut-être est-ce une erreur ?
    Je ne sais.

    Casque bas

    C--------

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  2. Merci beaucoup de ton commentaire.
    Désolé de t'avoir perturbé.J'ai vraiment hésité avant d'écrire ce papier, Je fais toujours attention à peser me mots quand j'écris, surtout sur un premier disque. Si j'ai finalement décidé de jeter mon grain de sel dans la tonne de commentaires élogieux que j'ai lu, c'est je l'avoue - et je le dis dans l'article - que ta maison de disque a trop bien travaillé à faire le buzz longtemps avant la sortie de l'album (auprès de gens comme moi, qui sont à l'affut de la nouveauté) et que trop de com tue la com... (sortir aussi vite un disque de remix de Walker est à mon sens une idée catastrophique, ça je le dis très clairement)

    Pour parler de choses plus importantes, si je dois chercher une explication à mon sentiment sur ce disque artiste, je dirais que souvent lorsqu'un artiste tente de mettre trop de couleurs différente dans un disque, on l'accuse de faire du patchwork. Cela doit correspondre à mon gout personnel, celui des gens qui préfèrent le double blanc des beatles (pactchwork, s'il en esgt) à Sergent Pepper (Album unitaire et conceptuel). Ce qu'il y a autour du disque est cohérent, l'imagerie scènique, la com, etc, renforce peut-être l'impression de "monolithe"...
    Il est aussi fort possible que cette unité soit une grande qualité de ton disque.
    Si cela peut te rassurer je ne suis pas un prescripteur d'opinion, je ne suis même un de ces blogs qui font le "buzz", genre le hiboo ou soul kitchen (et d'ailleurs je n'aurais pas écrit tout à fait la même chose sur le hiboo, ou j'écrivais avant) mon avis n'est que celui d'une bonne amie qui te souhaite beaucoup de succès...

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  3. Bonsoir Cascadeur,
    je n'interviendrais en faveur ni de l'un ni de l'autre dans la mesure ou ce n'est pas plus tard que vendredi soir que j'ai decouvert Cascadeur au purple lounge du casino de Mondorf au Luxembourg. Imaginez que je suis invité VIP par un ami, que je regarde le programme et, ne faisant pas attention aux dates, m'attends à voir Cock Robin et Beach Boys Holland ... Deception une fois sur place que je comprends que je vais avoir droit à Jocelyn Mayor (je suis sorti fumer une clope tellement c'etait ... enfin, ca ne collait pas) ... Cascadeur (c'est quoi ce truc?) et Guillaume Grand (soyons fou .. au point ou on en est). Enfin, j'etais la, autant en profiter ... et je dois avouer que je me suis laissé emporter par ton show Cascadeur, j'ai adoré ... ce melange dont on cherche les origines, persuadé de faire un lien avec des artistes/groupes légendaires ... sans pour autant y trouver un air de deja vu ...
    Ca c'est pour dire que, comme La Fleur Musique, j'ai adoré cette première. Il y a aussi un autre aspect ou je rejoins son avis, a savoir que, en concert, que certains morceaux se ressemblent trop, passe encore car le visuel, ta présence sur scene, et ton humour entre deux morceaux, jouent beaucoup. Je ne suis pas sur de ne pas me lasser apres 3 ou 4 titres quand je t'ecouterais dans mon salon...
    Cela dit, j'ai passé un excellent moment, j'ai aimé et j'en ai parlé ... pour une fois qu'un messin sort du lot :-) et je ne parle pas de la rigolade quand nous sommes rentrés et sommes tombés sur ... Cascadeur dans Taratata ...
    Je vais suivre ton evolution, j'ai été agréablement surpris la premiere fois, j'espere, a contrario de La Fleur Musique, l'etre encore :-)
    Bon courage et a une prochaine.
    Phil

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