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vendredi 29 avril 2011

Vidéo : Mathieu Boogaerts live au ciné 13

Mathieu Boogaerts sera de nouveau en concert  au ciné 13 théâtre à Paris les Dimanche 1er et 8 mai 2011. A cette, le Ciné 13  a mis en ligne cette excellente vidéo, (encore une fois très bien réalisée par Sandra Loterstein), extraite de ses concerts du mois de fevrier dans le même lieu  (concert que j'avais chroniqué ici)


Mathieu Boogaerts - "Bandit" (live) par CINE-13-THEATRE

mercredi 13 avril 2011

Vidéo : Joseph et Anna Chedid, Chat (et tous les autres) "avenir" live au ciné 13

Excellente vidéo extraite du concert Selim, Nach et Chat au ciné 13, il s'agit du rappel de fin de concert où tous les musiciens sont revenus pour en chanter une petite dernière.   (Ma chronique de ce concert est à lire ici).
Selim + Nach + Chat : Avenir par CINE-13-THEATRE
J'en profite pour signaler deux autres articles qui rendent compte de cette soirée : celui de Secousse Rythmique (qui annoncent pour bientôt une interview & une session acoustique de Selim ) et celui de Ava sur le Hiboo.

mercredi 6 avril 2011

Chronique Concert : Selim, Chat & Nach en acoustique au ciné 13


Les "acoustiques du ciné 13" acceuillaient pour la seconde fois un plateau composé (dans l'ordre d'apparition) de Chat, Nach & Selim. Un concert frais et jubilatoire, mélant intimité, poésie, humour (beaucoup), et surtout, de l'excellente musique.
Inutile de revenir, j'en ai déjà parlé, sur le confort, l'intimité et l'acoustique de la salle ou pour l'instant j'avais vu des concerts solo, (voir mes chroniques sur Mathieu Boogaerts ou Albin de la Simone dans ce même lieu). Inutile de revenir sur le pedigré des artistes présents (Anna et Joseph Chedid, Elise Blanchard, Alexis Bossard, Aidje Tafial, Charlène Juarez, etc sont tous en soit de très bons musiciens). L'interêt de cette soirée était pour les uns de découvrir les projets personnels de ceux qu'ils avaient vus sur de beaucoup plus grandes scènes comme "side(wo)men", ou en première partie ; et pour les autres - ceux qui avaient déjà, comme moi, eu la chance de voir les trois sur scène - de découvrir une autre facette de leur talent. D'ailleurs la salle était archi comble.

Chat
Cela commence avec Chat, qui ouvre seule en scène, en s'accompagnant au Wurlitzer (un petit piano electrique des années 60) et sur un petit synthé genre bontempi au son très kitch. La scène est décorée par un tapis des coussins, un divan, et quelques instruments posés là comme dans un salon, (ils serviront plus tard), et une belle lumière, auquel s'ajoutent les vidéos d'Alexandre Elkouby, (qui tel un DJ, restera discretement toute la soirée derrière un petit meuble pour agrémenter les morceaux de belles images poétiques)
Dans son costume moulant du plus bel effet, Chat alterne nouvelles chansons et titres de son album "folie douce" :  Chat est très à l'aise,  et mèle tendresse et un l'humour sautillant, sachant mettre le public à contribution (non seulement pour chanter mais pour décider quel est le meilleur refrain sur un nouveau morceau). Elle nous chante un morceau sans micro avec un petit ukulele, et sera rejointe par Joseph Chedid pour un duo qui est d'ailleurs un des moments vraiment magique de cette soirée, les deux chantant cette chanson d'amour et de rupture (d'Emilie Simon) avec une intensité rare.  
 
Nach
Après une courte pause, Nach et ses musiciens arrivent sur scène et attaquent un morceau, alors qu'une partie des spectateurs s'était précipité au bar pour profiter d'un "happy hour" annoncé par le manager de Selim, (qui programme la plupart des concerts du ciné 13, et que je remercie au passage pour les photos), les premières notes de musique entrainant le retour immédiat et chaotique des consommateurs, verre à la main... Ce qui nous a toute suite mis dans l'ambiance du concert de Nach :  Elise Blanchard et le guitariste Quentin Lafon étaient assis par terre, le batteur Aidje Tafial jouait pour l'occasion sur une espèce de grand tambourin (dont il tire des merveilles), le violoncelliste Guillaume Latil se tenait de l'autre côté et Anna Chedid, au centre,  jouait sur le wurlitzer posé au milieu des tapis et des coussins :  avec une partie du public dans les canapés du ciné 13, l'autre moitié un verre à la main, on était un peu comme à la maison. Nach a joué à peu près les mêmes morceaux que lors de son concert à l'Entrepot, mais dans une formule plus legère et assez intéressante, sa belle voix n'en était que plus mise en valeur, le micro ne jouant ici le rôle que de léger soutien ; le violoncelle devenait soudain un instrument vraiment lead (à l'entrepot il passait de temps en temps sous les autres instruments). Lumières chaleureuses, claps et choeurs du public ont accompagné l'ensemble, pour un set vraiment jubilatoire : les musiciens de Nach,  - je l'ai déjà écrit -, étant tous capables de prendre des solos, de "groover", et ne se contentant pas "d'accompagner..." une chanteuse.  Avec cette proximité on entendait tout, même les petits rires, les petites connivences entre musiciens, et cela donne vraiment un dimension supplémentaire au concert.
Fin du set sous un tonnerre d'applaudissements, et on revient nous prévenir de ne pas quitter la salle cette fois, "parce qu'on ne pourra plus rentrer" pour des raisons mystèrieuses que nous allons bientôt comprendre...
 
 
Selim
Comme on dit sur wikipédia pour les fiches sur les films "attention ce qui suit revèle des moments clés de l'intrigue" : Le groupe Selim  s'est à peine assis au bord de la scène que le noir se fait dans la salle, les membres du groupe étant éclairés par des mini lumières accrochées sur leur tête, et à leurs instruments, du coup leur mouvement devenait un jeu de lumière permanent (celui qui bouge le plus, c'est Joseph Chedid, ce qui n'étonnera personne), l'ensemble étant relevé par les vidéos qui accompagnent à nouveau la musique.
L'exercice de l'acoustique est encore plus bluffant chez Selim que chez les autres, dans la mesure où leur musique est d'habitude la plus rock, d'autant qu'ils avaient choisi d'être les plus "acoustiques" des trois projets. Avec beaucoup d'humour et de charme, Selim (ils se tous donnent des surnoms ;  nous avons donc La Mouffle/ Joseph Chedid à la guitare séche, soutenu par celle de Douggy/ Valentin Durup, Martine/ Elise Blanchard à la basse acoustique et L'indien/ Alexis Bossard "percussionant" sur une sorte de petite poterie) enchainent leurs chansons très poétiques, parfois loufoques, entrainant toujours le public avec eux. A chaque fin de morceau, on s'attend à ce qu'ils rallument la lumière, mais non, ils poursuivent dans le noir, lançant des petites bulles de savon à travers les faisceaux de la vidéo. Les petites lumières s'agitant dans le vide donnant un côté extra terrestre à leur présence, il faudra attendre la dernière chanson pour voir les lumières s'allumer, le temps de chanter leur morceau sur "les coquines et les cochons", où les filles crient "les coquines" et les hommes sont censés imiter les cochons (ce qui est plus difficile à assumer sans doute, messieurs), et qui est un petit tube rock des plus efficaces...
 
A la fin tout ce beau monde a rejoint le groupe Selim scène, pour chanter un dernier morceau tous en coeur, toutes lumières allumées, terminant cette sympathique soirée sur une note encore plus sympathique, une sorte de chanson au coin du feu  "Avenir" (qui figure sur le EP de Nach "elle ou moi"), qui soulignait encore la complicité de tous ces musiciens, et la complicité avec leur public. Nul doute que de l'avenir, tous ces jeunes gens en ont.

Les trois seront de nouveaux en concert le 10 avril au ciné 13 théâtre


Notes d'Octobre 2011 : on peut voir des vidéos extraites de ce concert, sur la page dailymotion du ciné 13 théâtre

vendredi 1 avril 2011

Vidéo : Chanson inédite d'Albin de la Simone : Ici hier

Albin de la Simone chante pour la caméra "ici hier", une nouvelle chanson inédite, parmi celles qu'il avait chanté lors de ces concerts au ciné 13 (chronique du concert ici). Une chanson magnifique,  quoi qu'assez triste, puisqu'elle parle de séparation...

Albin de la Simone - "Ici hier" par CINE-13-THEATRE

mardi 15 mars 2011

Chronique : Albin de la Simone au Ciné 13

Albin de la Simone avait donné plusieurs concerts solo "non amplifiés" (c'est à dire sans micro) à la loge (salle polyvalente du 11eme arrondissement), l'année dernière, il approfondit encore  le concept cette année, un peu partout, et notamment au ciné 13 théâtre à Paris.

Je commence à bien connaître ce lieu, théâtre art déco rococo tout confort sur la butte Montmartre, et après avoir plus qu'apprecié Mathieu Boogaerts il y a un mois (chronique ici) , raté Thierry Stremler il y a deux semaines, (ces trois là sont très copains)  je ne voulais pas manquer l'élégant Albin. Dans la salle un public composé pour moitié de fans, ceux qui connaissent les chansons d'à peu près tous les disques, et de curieux, qui ont découvert Albin en première partie d'untel ou tel, ou récemment avec Vanessa Paradis. Cela donnait un à la fois public attentif et investi. Le principe du concert non amplifié est particulièrement intéressant et fonctionne à merveille dans cette salle pourtant assez spacieuse (pour le nombre de place) puisque qu'il oblige le public à une participation contenue et précise (en gros si vous chantez tout le monde vous entends y compris albin) mais qui génère pas mal de magie. Outre des moments très intimes, sur les chansons les plus douces, une dynamique s'installe réellement entre le public et le chanteur... Albin ne faisant pas  - loin de là - que des concerts solo, mais multipliant les expériences, comme avec l'ensemble classique "contraste", ou comme directeur musical de la tournée actuelle de Vanessa Paradis, cette formule solo est une occasion d'être très proche du public, comme mis à nu, et Albin semble y prendre beaucoup de plaisir.


Ces concerts sont surtout l'occasion de véritables échanges avec le public. Dimanche soir, alors qu'albin nous invitait à claquer des doigts pour "faire la caisse claire", un spectateur s'est lancé dans un beat box (reussi), et Albin l'ayant invité à continuer, d'autres ont suvit, cherché des choeurs. Sur un autre morceau, Albin a saisi au vol une "proposition" (un clap sur un temps de la mesure pas forcément évident)   la salle à suivi, albin lachant son clavier pour venir au milieu du public et "diriger"  une scèance d'improvisation vocale assez reussie. (Car en gros les spectateurs qui chantaient le mieux, et connaissaent les morceaux par coeur n'hésitent pas à pousser un peu la voix, et à entrainer les autres...). Au programme dimanche soir des morceaux des trois albums, mais aussi une reprise de Bashung, et trois chansons inédites, qui devraient figurer sur un prochain disque. Malgrès deux rappels, on aurait presque trouvé ça un peu court (un peu plus d'une heure) on avait envie de chanter, de participer encore plus, on se disait qu'on aurait du s'y mettre plus tôt... Sous un tonerre d'applaudissement, Albin de la Simone nous a "invité" à revenir dimanche prochain, pour la suite... Chiche...
A noter qu'albin a aussi un blog, assez sympa...

Ciné 13 Théâtre 1 avenue junot 75018 Paris

photo 1 extraite d'une vidéo de sandra loterstein

lundi 14 mars 2011

Nach en concert à Paris en mars

Nach, (alias Anna Chedid) sera trois fois en concert à Paris avant la fin du mois de mars.
- Les 18 et 19 mars à l'Entrepot (dans le 14 eme) avec Mayra & Myster Mow.
- Le 27 mars (et 4 et 10 avril) au Ciné 13 Théâtre, (concert acoustique) avec Selim (le groupe de son frère Joseph) et Chat.
- Le 30 mars à la flèche d'Or pour une soirée du magazine Serge "speciale fille" (le genre de truc qui m'énerve d'ailleurs), avec  l'excellente Lisa Portelli, Lise &  Loane.

Nach à sorti un premier EP en 2009, ("elle ou moi")  avant d'être happée par la tournée des "saisons de passage", un nouveau EP est en préparation. J'ai déjà dis plein de chose sur elle ici, alors je vous conseille d'aller voir.

> la page facebook de Nach
> le myspace de Nach
photo  : camille stoos.

lundi 21 février 2011

Chronique : Mathieu Boogaerts en solo au ciné 13

Cela faisait un moment que Mathieu Boogaerts n'avait pas fait de concert solo, et c'était un bohneur de le retrouver, totalement libre, dans la belle salle du ciné 13, armée de sa seule guitare electrique et de quelques effets, pour nous livrer plus d'une vingtaine de chansons.
C'est une espèce de privilège de pouvoir entendre des chanteurs dans l'ambiance intimiste à souhait du Ciné 13 à Paris. Les petites salles comme celle là (une centaine de place) on souvent le défaut d'être des caves inconfortables à la sono hésitante. Ici, c'est plutôt luxueux (les fameux canapés des premiers rangs, des miroirs partouts, des lustres art décos), et l'acoustique est irréprochable. Dans ce cadre Mathieu Boogaerts nous a offert un concert totalement libéré. Pas de vraiment playlist prévue à l'avance, pas vraiment de mise en scène, une bonne partie d'improvisation, des titres qu'il a peu ou pas interprété en public, les fans et les autres sont sortis absolument enchanté de ce concert (en fait il y en avait plusieurs). Que dire ? Sinon que Mathieu sait à merveille établir le contact avec la salle,  sinon que d'entendre des chansons comme "vite" (je crois que c'est la première fois que je l'entendais la chanter), "ondulé", ou la chanson "moi c'est" qu'il a écrite pour Camelia Jordana (dans une version bien meilleure que celle de la demoiselle) est un pur bohneur, sinon que ses déhanchements amusés, son bohneur d'être sur cette scène, et sa perpetuelle recherche des petits accidents qui vont générer des moments uniques de partages avec le public faisait de ce concert un moment vraiment unique, privilégié. C'était un peu comme si Boogaerts nous avait reçu chez lui, avec un pote à qui il demandait de mettre un peu plus ou un peu moins de lumières (et des lumières dans un théâtre, il y en a), à tel point qu'il a terminé avec le concert afflubé d'une tête d'ours en peluche en attaquant un rock à se faire tordre le public de rire...

(Note du 30 mars : Mathieu sera à nouveau en concert au ciné 13 les dimanche 1er et 8 Mai 2011. Reservations :  ici: )

Cela continue avec Thierry Stremler le 27 fevrier et Albin de la Simone les 13 et 20 mars.
http://www.cine13-theatre.com/

(photo extraite d'une vidéo de Sandra Loterstein)

jeudi 10 février 2011

Thierry Stremler, en concert au ciné 13 le 27 fevrier

Thierry Stremler, sera en concert au Ciné 13 Théâtre  le 27 février.
 J'avais déjà posté il y a quelques temps cette très réjouissante vidéo où Stremler chantait et faisait l'idiot avec Mathieu Boogaerts et Albin de la Simone pour la promo de leur concerts respectifs au ciné 13. Cela m'a donné envie d'en dire un peu plus, en particulier pour ceux qui ne le connaitraient pas...
Auteur-compositeur-interprete,  qui fait partie de la bande des Franck Monnet, Albin de la Simone, Mathieu Boogaerts et Matthieu Chedid et qui collabore étroitement avec Joseph Chedid (sur son précédent album, et sur le prochain, et sur scène...), Thierry Stremler est le genre d'artiste estimé par le métier, et les cercles d'initiés et assez peu connu du grand public.
Après plusieurs années et un album avec l'excellent groupe Vercoquin, (dont les autres membres étaient entre autre Hervé Salters de General Electriks, ou Sebastien Martel), Thierry Stremler sort en 2000 (soit avant toute la vague Delerm, Benabar etc) un premier album solo appelé "Tout est relatif" le disque est arrangé en partie par Jean-Benoit Dunckel de Air (et sort d'ailleurs sur le label du groupe) . Thierry enchaine les premieres partie (-M- notamment qui ne tarit pas d'éloge sur son disque, sur lequel il joue et fait des choeurs), et des titres comme "Marguerite" ( son "tube" comme le dit ici  Boogaerts);  ou "Ma femme est photographe" passent un peu en radio : bref le succès est prometeur...   Le deuxième album sort chez EMI deux ou trois plus tard :  avec une promotion plus importante : mais "Merci pour l'enquête" ne comble pas les attentes d'EMI  - en terme de ventes.   L'album contient pourtant quelques excellents titres ("Alexandra", "fou d'une folle," ou "merci pour l'enquête") mais souffre sans doute d'une réalisation un peu "variété" un peu déroutante, même pour une vieille fan comme moi... Surtout, la crise du disque est passée par là... Stremler comme Alain Chamfort et tant d'autres, sont rapidement sacrifiés : les maisons de disques preférent produire des jeux télés et autres faux artistes pour adolescents...
Thierry tente quelques nouvelles experiences, en particulier au théâtre, en jouant notamment dans la comédie musicale funky Fantomas Revient, avec Romane Boringher, (et Christophe Mink ancien des Vercoquin), il écrit pour d'autres, notamment Françoise Hardy, et surtout revient en 2008  avec un troisième disque "Je suis votre homme",  (cette fois sur un petit label - dièse) . Ce disque est un petit chef d'oeuvre, assez minimaliste, comparé aux précédent, réalisé avec le tout jeune et déjà brillant Joseph Chedid.
(Jean Louis Murat y signe un texte, - M- y joue de la guitare sur morceau, Albin de la Simone des claviers sur un autre, etc).
Il est sans doute le meilleur disque de Stremler à ce jour, avec des titres comme "Pas ce soir", "Je n'étais pas fait pour que tu me quitte", ou "Je suis votre homme".

Déjà en concert au ciné 13 il y a deux ans (il a d'ailleurs participé dans ce théâtre, comme musicien,   à ces spectacles délirants appellés cabaret pour tes parents, aux côtés de comédiens de haut vol,) Thierry annonçait sur scène qu'il irait bientôt enregistrer un nouvel album, et avait joué plein de nouveaux titres. Ce  nouveau disque, intitulé "Rio" et "enregistré entre le Brésil et Paris" (d'après les infos données sur le site du ciné 13), devrait sortir dans le courant de l'année 2011.

Thierry Stremler succedera donc à Mathieu Boogaerts dans le cadre des acoustiques du ciné 13, et précedera Albin de la Simone.  reservations sur le site du ciné 13



En bonus une version de pas ce soir enregistrée lors d'un petit live (avec Joseph Chedid)  il y a trois ou quatre ans (?)

vendredi 21 janvier 2011

Boogaerts, de la Simone, Stremler : Promotion Canapé

Mathieu Boogaerts, Albin de la Simone et Thierry Stremler figurent dans la catégorie chanteurs de très grand talent, ils ont joué sur les disques des uns des autres, et sont carrément copains. Leur complicité est évidente sur cette vidéo...
Ils vont jouer tous les trois à la suite ou presque, dans le cadre des acoustiques du Ciné 13 comme je l'ai déjà annoncé ici et ailleurs. reservations ici.
Le Ciné 13 nous propose un avant gout de l'ambiance avec cette petite interview promo commune et très drôle où ils s'amusent à chanter la chanson du copain.

Mathieu Boogaerts, Albin de la Simone et Thierry Stremler
envoyé par CINE-13-THEATRE. -
Mathieu Boogaerts on ne le prensente plus, il a su depuis très longtemps affirmer son style et sa personnalité, inimitable...

Albin de la Simone est très connu  dans le milieu musical comme arrangeur, et pianiste, pour ses collaborations avec Alain Souchon, Matthieu Chédid, Boogaerts justement, ou recemment Vanessa Paradis, dont il a dirige la dernière tournée acoustique (après avoir joué les sidemans sur la tournée divine idylle). Il est un peu moins du grand public, mais s'est affirmé ces dernieres années en tant que chanteur, avec trois très bon albums.

Thierry Stremler, Après plusieurs année au sein du groupe  de funk Vercoquin qu'il avait fondé avec Hervé Salters (le cerveau de General Elektrik) et Sebastien Martel, Stremler s'est attaché a développer une pop romantique et grinçante, travaillant notamment avec Joseph Chédid pour son dernier album...  il a ecrit récemment de très belles musiques pour Françoise Hardy...

jeudi 13 janvier 2011

Mathieu Boogaerts en concert à Paris en fevrier 2011


Mathieu Boogaerts sera en concert au ciné 13 théâtre à paris, les 6 fevrier, 13 fevrier, 20 fevrier, dans le cadre des rendez vous acoustiques qu'organise ce lieu (presque) tous les dimanches... c'est 12 euros, il n'y a que 120 places disponibles chaque soir, et pour reserver c'est ici : Reservation Boogaerts Ciné 13

J'ai déjà tout dis sur le hiboo l'année dernière, mais je le redis, parce que les bonnes choses méritent qu'on les repète mais comme je me suis beaucoup plus fatigué sur le hiboo allez donc y faire un tour.

en bonus, une petite vidéo de Bandit, (avec le renfort de JP Nataf, auquel j'ai consacré mon post précédent, et Albin de la Simone, qui jouera dans la même salle au mois de mars...) 

mardi 4 janvier 2011

SELIM, le groupe de Joseph Chedid, en concert à Paris en 2011

 Selim, le groupe de Joseph Chédid, Elise Blanchard (-M-), Valentin Durup et Alexis Bossard (Java) sera bientôt en concert à Paris en 2011. La musique de Selim "un peu rock" selon la description taratatestque de Joseph ne ressemble pas tant que ça à -M- (si ce n'est la voix de joseph, dont je dirais qu'elle rappelle celle encore plus celle de Neil Young que celle de son frère...), mais plutôt, tout simplement à du rock. Du rock plus proche de celui de radiohead que celui des strokes si l'on veut, du rock qui va chercher aussi des influences vers le funk, du rock un peu psyché, un peu psycho, du rock qui ressemble à du Selim en fait, assez poétique, et surtout de superbe chansons, d'excellents musiciens, et une grosse energie. Selim risque d'être un des buzz de l'année 2011, donc ne ratez pas ces premiers concerts, avant que cela deviennent plus cher, plus difficile d'avoir des places, et moins drôle, forcément.

Le 18 fevrier au Bus Palladium (je ne connais pas encore le prix)
(Je les ai déjà vu dans le même lieu il y deux ans, j'espère que le son sera un peu meilleur)

le 27 mars au Ciné 13 Théâtre (12 euros)
le 3 avril au Ciné 13 Théâtre
le 10 avril au Ciné 13 Théâtre
Au cine 13 théâtre, lieu très bien fréquenté ils partageront l'affiche avec Nach (Anna Chédid) et Chat, et des invités surprises, pour un concert acoustique, et des surprises.

samedi 11 décembre 2010

Hangar, "en vie" (Session acoustique au Ciné 13)

Hangar, c'est une bande de jeunes du Cap Ferret, sorte de beach boys du moment (au sens littéral du terme, ils sentent bon le sable chaud). Nouvelle signature d'Universal Music, aperçu en première partie de -M- (Matthieu Chédid) ils ont fait un bon buzz avec le titre "version originale"...
Ils ont joué au Ciné 13 Théâtre en novembre, dans le cadres des "acoustiques" du dimanche soir. A cette occasion, voici une version intimiste du morceau "en vie", filmé dans les loges du théâtre.


vendredi 10 décembre 2010

Concerts acoustiques du Ciné 13 : les prochaines dates

Voici les dates des prochains concerts acoustiques prévus au ciné 13 théâtre.
J'en avais parlé précédement sur le hiboo.
Après Gonzales, Hangar, Alex Beaupain et d'autres, le programme va se poursuivre avec Mathieu Boogaerts, Joseph & Anna Chédid, Albin de la Simone, Thierry Stremler,
etc.
Ces concerts, dans un lieu intimiste et confortable à souhait, seront une occasion de découvrir et redécouvrir les artistes en toute proximité. La soirée se poursuit au bar, où souvent les musiciens viennent jammer ou rejouer quelques morceaux. (dixit le programmateur).

19 décembre 2010 : Vanessa Chassaigne et ses invités
27 Janvier 2011: Cyril Romoli6 février : Mathieu Boogaerts13 février : Mathieu Boogaerts20 février : Mathieu Boogaerts27 février :Thierry Stremler6 mars : Keepers of Kâ13 mars : Albin de la Simone20 mars : Albin de la Simone27 mars : Selim (le groupe de Joseph Chédid) + Nach (le projet d'Anna Chédid) + Chat + invités
3 avril : Selim + Nach + Chat + invités
10 avril : Selim + Nach (Anna Chédid) + Chat + invités
D'autres concerts sont prévus jusqu'en juin, ils seront annoncés plus tard.

Les reservations seront ouvertes très prochainement sur le site du ciné 13 théâtre


Ciné 13 Théâtre
1 avenue Junot, 75018 Paris
tel : 01 42 54 15 12
mail : reservations.cine13@orange.fr



En bonus la vidéo diffusée en début de saison


Les Acoustiques du Ciné 13
envoyé par CINE-13-THEATRE. - Découvrez plus de vidéos créatives.

mardi 30 novembre 2010

Vidéo Mathieu Boogaerts et Zaf Zapha à la Java

J'avais chroniqué sur le hiboo un concert de Mathieu Boogaerts en duo avec Zaf Zapha à la Java l'année dernière, (il en a donné un bon petit nombre)...
Un album tirés de ces concerts du mercredi est sorti hier...

En attendant voici cette petite vidéo qui rappelle cette bonne ambiance intimiste et drôle à souhait... un très sympa petit extrait de "corinne"...




Et comme tout le monde a déjà utilisé cette vidéo j'ajoute "ondulé", non retenu pour le disque.



Cette ambiance intimiste et décontractée on devrait la retrouver en 2011 dans les concerts solo que doit donner Boogaerts Ciné 13 Théâtre à Paris, en février 2011 (les dates exactes je vous les donne que je les reçois...).

samedi 25 septembre 2010

Le Ciné 13 théâtre annonce une série de concerts acoustiques

Le Ciné 13 théâtre annonce sur Daily Motion, une série de concerts acoustiques, avec une programmation de grande qualité : Gonzales, Mathieu Boogaerts, Albin de la Simone, Selim (le groupe de Joseph Chédid), Nach (Anna Chédid), Arthur Ribo, Chat et d'autres qui ne sont pas encore annoncé...

Les Acoustiques du Ciné 13
envoyé par CINE-13-THEATRE.

Ce sera tous les dimanches à 21h. Les dates seront annoncées au fur et à mesure, cela comme le 3 octobre avec Gonzales. (Déjà complet d'ailleurs)
Le film de présentation met en scène l'équipe du théâtre et des acteurs qui jouent souvent là-bas est très drôle (on remarquera aussi la présence de Julie Zenatti, compagne de Benjamin Bellecour un des co-directeurs du théâtre,dans un bel exercice d'autodérision).

Le ciné 13, dirigé par Salomé Lelouch, est un lieu dynamique habituellement réservé au Théâtre... Assez logiquement, beaucoup des artistes qui sont annoncés pour l'instant sont des habitués du lieu (j'en ai aperçu pas mal là-bas, notamment lors des cabarets pour tes parents, derrière les instruments ou dans le public) ou comme Gonzales y ont déjà donné des concerts l'année dernière. Gonzales avait fait mieux, puisqu'il y avait battu le fameux record du monde.
De beaux moments en perspective dans un endroit assez magique, intimiste, et avec ses miroirs et murs noirs, gainsbourien en diable... ce qui ne peut être que de bon augure.
Le site du ciné 13 : http://www.cine13-theatre.com/

dimanche 30 mai 2010

Chronique : Carmen Opera Rock & Soul, (Acte II) au Ciné 13

Dans le cadre du festival de formes courtes théâtrales "mises en capsules", au Ciné 13 Théâtre, Alexis Michalik (adaptation et mise en scène) et PAD (arrangement et composition musicale) proposent une décapante adaptation "Rock n’ Soul" de l’Opéra de Bizet, avec une vingtaine de chanteurs, danseurs, acteurs et musiciens, dont Julie Zenatti & Christophe Mali (Tryo).

Le spectacle commence des l’extérieur de la salle, alors que nous pénétrons dans le cabaret de Lilas Pastia (le remuant Youseff Hajdi), accueillis par des serveuses particulièrement jolies, et attentive au public masculin (ce sont les choristes), Carmen (Julie Zenatti) et ses copines sont déjà dans la salle, (arrangé en cabaret, avec tables et petites lampes) ainsi que bon nombre des acteurs. Le groupe attaque une petite intro inspirée de l‘ouverture de carmen, Pastia chauffe la salle, et le spectacle commence vraiment avec un Zuniga aviné (Christian Mulot, convaincant) qui réclame une chanson, que Carmen nous offrira (il s’agit des tringles des sistes tintaient revisité en chanson de cabaret, et finissant en rock endiablé…). Le caneva du spectacle suit vraiment l’acte 2 de Carmen, à quelques adaptations prêts : les contrebandiers (Kova réa et Julien Plantier, tous deux excellents) sont funky en diable et semblent tout droit sorti de Shaft, le Torréador (Antoine Lelandais, survolté) est une star du foot, qui rend les filles hystériques, etc. Les costumes et la musique sont plutôt sixties, ou seventies, sans que cela ne soit trop mécaniquement transposé.

Un des points fort spectacle, c’est qu’il se passe toujours quelque chose sur scène, les acteurs sont mêlés au public (invité à danser par les serveurs, et plus généralement participer), ou l’inverse, l’ambiance est garantie. Les chorégraphies (de Nytia Fierens) sont simples mais efficaces. Les chanteurs jouent vraiment plutôt bien la comédie. Il y a des moments assez drôles, sans être caricaturaux. La bonne surprise vient en particulier de Julie Zenatti, très convaincante, qui plus est dans un style de musique radicalement opposé à son genre habituel. Le pari de cette adaptation c’était le choix - contrepied évident - de Christophe Mali dans le rôle de José, parmi tous ces chanteurs avec des voix puissantes, on aurait pu craindre qu’il essaye de pousser sa voix, et perde son timbre si particulier. Au contraire, sa version de la fleur que tu m’avais jetée (habituel morceau de bravoure du ténor) est tout en douceur et en finesse, avec des moments presque parlés, un arrangement astucieux de PAD (guitare électrique/ violoncelle), et un final de guitares à la radiohead très efficace. José redevient vraiment un looser sympathique, bientôt berné par Carmen, qui lui préférera dans les actes suivants le flamboyant torréador.

Au final, on croit à cette version de Carmen, qui ne ressemble ni tout à fait une comédie musicale (le groupe sonne vraiment comme un groupe live, qui groove, qui sature, qui s‘amuse…), ni à une pièce de théâtre, on est à mis chemin du cabaret et du concert… On y croit aussi parce qu’on y reconnait les air connus de Carmen : les arrangements de PAD (Pierre-Antoine Durand) sonnent comme du Bizet dopés aux Beatles ou aux Stones, avec en prime des parties radicalement funky (bien servis par une excellente bassiste, Sabrina Boudaoud…). Les structures assez complexes des morceaux en deviennent limpides, avec des ruptures qui rappellent parfois A night at the Opera de Queen. Les choristes s’en donnent à cœur joie dans un final décapant ou l’on nous invite (avec José) à la liberté, dans un final presque hippie, où les jupes se retroussent, les chemises volent, et les bouches s’embrassent…

Alexis Michalik, connu pour ses adaptations de Shakespeare, (après La Mégère à peu près apprivoisée au Splendid, il est aussi actuellement à l'affiche du Studio des Champs-Elysée avec Roméo & Juliette) semble être en passe réussir son pari, pour ce qui n’est qu’un pourtant qu'un Work in progress, adaptés au conditions et à l’espace du ciné 13. Cet Acte deux de Carmen (45 minutes) est en soi déjà un beau et jubilatoire moment de spectacle très vivant.

crédit photo : Chloé Bonnart.

site du festival : http://www.misesencapsules.com

samedi 1 août 2009

Thierry Stremler, en attendant le nouvel album

J'ai assité au concert de Thierry Stremler en mai, au Ciné 13 Théâtre, et j'avais dès le lendemain commencé un article pour le hiboo... Seulement, prise par d'autres activités, je ne l'ai jamais terminé. Ne trouvant aucun compte rendu du concert sur internet, je me dois de réparer ce manque, parce que c'était un rudement bon concert, tout à fait particulier, je ressors donc du "carton" ce papier d'il y a deux mois, et je le complète.

Comme Thierry Stremler l'a expliqué en début de concert, il s'agissait pour lui de jouer en public ses nouveaux morceaux, juste avant de passer en studio pour les enregistrer live. L'occasion donc, de découvrir beaucoup de nouveaux titres, qui augurent un super album. Le Ciné 13 Théâtre qui avait acceuilli Gonzales quelques jours plus tôt (et où aussi il a battu le record du monde de concert le plus long, 27 heures) est un endroit révé pour des concerts intimistes, l'acoustique de la salle, la proximité avec le public, le confort des canapés, en font un lieu magique.

Pour l'occasion Thierry Stremler (piano, guitare, synthétiseur) était accompagné par ses complices Joseph Chédid (batterie, percus, guitare, Joseph joue aussi avec son frère Matthieu et a réalisé troisième album de Thierry) et Pascal Colomb (basse, guitare, piano, Pascal joue aussi avec Albin de la Simone et avait réalisé le premier album de Thierry, avec Jean-Benoit Dunckel de Air).

Beaucoup de très bons nouveau morceaux, alternant entre la veine très intimiste et acoustique et la veine plus pop et caustique (les tubesques "porno star", "j'aime les serveuses") qui sont les deux poumons de la musique de Stremler... Quelques versions revisités des anciens titres (l'excellent "pas tonique"), les classiques "je n'étais pas fait pour que tu me quittes", "pas ce soir" "sur la surface de vente", complétaient l'ensemble, et nous rappelait que Thierry Stremler est vraiment un excellent auteur-compositeur. Des textes plus subtils qu'il n'y paraît, des mélodies entrainantes, mais accompagnée d'harmonies assez élaborées. La qualité des musiciens, et notamment le jeu de batterie visuellement incroyable de Joseph (présenté au public sous le nom de Jean-Mi, et dont les choeurs sont un vrai plus dans l'ensemble), donnait un beau relief à l'ensemble. Le trio, rejoint pour quelques morceaux par Pad (de son vrai nom Pierre-Antoine Durand) fonctionnait à merveille.
Thierry Stremler prenait le temps de présenter chaque morceau de façon souvent amusante, l'ambiance était très bon enfant, le trio se rapprochant même du public pour une partie complètement acoustique, la salle éclairée, Joseph jouant allongé sur la scène... En fin de concert, Thierry s'est même lancé dans un petit scketch avant de se mettre à la batterie pour lancer le dernier morceau "les ovnis". Quelques nouveaux morceaux en rappel, puis le public en reclamait encore, lançant des noms de morceaux, et (à la demande de Mathieu Boogaerts, installé dans un canapé au premier rang) le groupe à repris "la baie de concarneau" ("mais on l'a pas répété" avait répondu Thierry, ce qui ne s'est pas vu), avant que Thierry Stremler ne finisse seul au piano pour une reprise particulièrement réussie et émouvante de Jacques Higelin.
A noter qu'une petite première partie acoustique nous avait été précédemment offerte par Joseph Chédid et son groupe Selim (Elise Blanchard, qui joue aussi avec -M-, et Valentin Durup, qui joue aussi avec Chat...) ce qui m'a permis d'enfin entendre les textes de Joseph (j'avais déjà vu le groupe en version electrique en concert, et sa voix était noyé par les guitares), qui sont tout à fait poétique et vraiment interessante... J'ai déjà écrit ailleurs tout le bien que je pense de lui...
Thierry Stremler fait sérieusement de la musique qui ne se prend pas au sérieux, et n'hésite pas à tenter des expériences hors des sentier battus de la chanson (la comédie musicale Fantomas avec Romane Bohringer, ou le Cabaret pour tes Parents). Ancien chanteur de Vercoquin (groupe de funk mythique, formé avec Seb Martel et Hervé Salters - general electrik - ) Thierry Stremler meriterait - tout comme Franck Monnet - une place beaucoup importante dans le paysage de la chanson française. Je le suis depuis son premier album, et chose rare, la qualité de ses disques va en s'améliorant... Au vu des nouveaux morceaux joués pendant ce concert, le prochain album risque d'être très bon lui aussi, et je l'attend avec impatience... Pour les amateurs de chanson française qui ne le connaissent pas, je ne peux que vous conseiller vivement de le découvrir, et de rejoindre un cercle d'amateurs qui compte Matthieu Chédid, Mathieu Boogaerts, Françoise Hardy ou Albin de la Simone, rien de moins.

samedi 25 avril 2009

Chronique : Cabaret pour tes parents, un spectacle vraiment fou, qui passe constamment du ringard au sublime

Le cabaret pour tes parents, (17 avril au ciné 13 théâtre, vers 23h32... )
La compagnie des sans cou est une bande de comédiens incroyablement talentueux, qui monte un spectacle par an et se permet par dessus le marché d'organiser des soirées "spectacle-concert-bordel organisé" tout à fait incroyables appelée "cabaret pour tes parents". L'ambiance ressemble plus au rocky horror picture show de la grande époque qu'aux multiples spectacles de "cabaret" qui reviennent à la mode. A l'entrée, un vigile d'opérette distribue des boules d'alu au public "à jeter sur les comédiens". Le public s'exécutera à la moindre blague douteuse, cela fait partie du spectacle.

Cela commence avec une chanson que les habitués entonnent avant même que le groupe ne s'installe : pas étonnant, le morceau est d'une efficacité redoutable, et le groupe de musiciens se révèle d'emblée un des points fort du spectacle : ça groove, ça joue bien, ça improvise et ça s'amuse à accompagner à tout bout de champs les différents numéros. Pas étonnant lorsqu'on voit le line-up… Ce soir là, le chanteur Thierry Stremler était à la basse, Pad tenait la guitare, l'excellent Franck M'Boueke (qui joue avec Franck Monnet, Brisa roché ou Tricky), remplaçait cette fois Joseph Chédid à la batterie et - surprise du chef - c'est la chanteuse Chat qui tenait les claviers.


Côté "numéros" le menu est divers et varié, mais toujours assez surprenant et très drôle : des amateurs de peplum pour qui le port de la toge est un geste social, un magicien qui fait voler une table en chantant stand by me, une très crédible incarnation en chair et en os de Charlie (du jeu-BD où est charlie ?), une famille à côté de laquelle les "les monstres" de Dino Risi font figure d'enfants de chœur, des "chanteuses" sans voix (dont l'humoriste Camille Chamoux et la comédienne Camille Cottin) qui se cherchent désespérément un tube, ou encore un rescapé de l'apocalypse qui se fait découper en morceau sur scène. Le tout enrobé par les hilarantes improvisations et présentations des "sans cou", notamment du fabuleux Romain Cottard. Ce grand échalas moustachu - une sorte de Jean Rochefort dopé aux Monty Python - a un sens de l'improvisation comique assez grandiose, et a tordu de rire toute la soirée un public conquis. On ne sait plus bien parfois si on est au spectacle ou dans une fête de potaches (Les sans cou offrent du champagne au public, se permettent d'envoyer les musiciens sur scène faire des blagues à leur place, et chantent du Disney sous les confettis comme s'ils étaient à Broadway) mais on en redemande. Cette bande n'a peur de rien, et alterne les gags les plus éculés avec les réflexions les plus noires et pertinentes.

Si on regrette que Chat ne nous ait pas chanté quelque chose, ce cabaret nous a offert quelques beau moments musicaux comme la belle chanson inédite de Thierry Stremler (qui sera en bientôt en concert dans ce lieu) ou la surprenante version folk de lonely lovers ( des stincky toys) de Pad, dont la magnifique voix a fait taire en trois notes une salle pourtant surchauffée… Un beau final pour un spectacle vraiment fou, qui passe constamment du ringard au sublime, et nous emmène chaque fois vers l'inattendu.

http://www.myspace.com/lessanscou

mercredi 15 avril 2009

A suivre : le Ciné 13 théâtre... Gonzales et Cabaret pour tes parents

Un petit post pour faire le lien avec les deux infos que j'ai posté sur le hiboo, sur le ciné 13 théâtre. Gonzales y joue tout les dimanches et va tenter un record du monde (!), c'est ici :
http://www.le-hiboo.com/12963



Et on y trouve aussi un Cabaret délirant, appelé Cabaret Pour tes Parents, joué par la compagnie des sans cou et leur amis, avec de la musique live d'une groupe ou figure Thierry Stremler, Joseph Chédid, rien de moins, et pad (le chanteur que j'ai découvert à la soirée sélim au bus palladium). La comique camille chamoux (connue par ses sketch canal+) fait visiblement aussi partie de la bande. présentation ici :
http://www.le-hiboo.com/12900



Enfin, Thierry Stremler annonce sur "my space" deux concerts dans ce même lieu, les 10 et 11 mai. Cette salle de théâtre est décidemment très inspirée... (C'est un Théâtre et un cinéma qui appartient à Claude Lelouch, mais c'est sa fille Salomé qui dirige...) à suivre avec attention, donc...

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