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dimanche 26 septembre 2010

Matchistador, Cannes, mai 2010

C'était le 17 mai au Baron à Cannes, ça commence un peu mou, mais les deux dernières minutes valent vraiment le coup... Bravo Cyril et Elise

Mathieu Chedid live à Cannes
envoyé par clemtom. - Regardez d'autres vidéos de musique.

samedi 25 septembre 2010

Le Ciné 13 théâtre annonce une série de concerts acoustiques

Le Ciné 13 théâtre annonce sur Daily Motion, une série de concerts acoustiques, avec une programmation de grande qualité : Gonzales, Mathieu Boogaerts, Albin de la Simone, Selim (le groupe de Joseph Chédid), Nach (Anna Chédid), Arthur Ribo, Chat et d'autres qui ne sont pas encore annoncé...

Les Acoustiques du Ciné 13
envoyé par CINE-13-THEATRE.

Ce sera tous les dimanches à 21h. Les dates seront annoncées au fur et à mesure, cela comme le 3 octobre avec Gonzales. (Déjà complet d'ailleurs)
Le film de présentation met en scène l'équipe du théâtre et des acteurs qui jouent souvent là-bas est très drôle (on remarquera aussi la présence de Julie Zenatti, compagne de Benjamin Bellecour un des co-directeurs du théâtre,dans un bel exercice d'autodérision).

Le ciné 13, dirigé par Salomé Lelouch, est un lieu dynamique habituellement réservé au Théâtre... Assez logiquement, beaucoup des artistes qui sont annoncés pour l'instant sont des habitués du lieu (j'en ai aperçu pas mal là-bas, notamment lors des cabarets pour tes parents, derrière les instruments ou dans le public) ou comme Gonzales y ont déjà donné des concerts l'année dernière. Gonzales avait fait mieux, puisqu'il y avait battu le fameux record du monde.
De beaux moments en perspective dans un endroit assez magique, intimiste, et avec ses miroirs et murs noirs, gainsbourien en diable... ce qui ne peut être que de bon augure.
Le site du ciné 13 : http://www.cine13-theatre.com/

jeudi 23 septembre 2010

Albin de la Simone meets Saint Saens au Théâtre des Champs-Elysées



Un spectacle qui risque de valoir le déplacement, pour nos chères têtes blondes se prépare au Théâtre des Champs-Élysées Le Carnaval des Animaux (musique de Saint Saëns), écrit et mis en scène par Shirley et Dino et Pierre-Dominique Burgaud (co-auteur du Soldat Rose avec Louis Chédid), orchestré par Albin de la Simone, avec un "quatuor bizarre" mené par François Lasserre et "des magiciens fous" (dixit la page facebook d'albin...)

Une Coproduction Théâtre des Champs-Elysées / Polyfolies / Jeanine Roze Production

Site du théâtre des champs elyséés

mardi 21 septembre 2010

General Elektriks live : One Shot Not


General Elektriks, c'est juste un des tous meilleurs groupes du moment...
Groupe, il l'est en live, mais en studio, c'est le projet d'une unique bonhomme, Hervé Salters, maître des claviers et du son (le clavinet, surtout, cet espèce de clavecin electrique des 70's, cher à Stevie Wonder). Hervé c'est un ancien du groupe parisien Vercoquin (avec Seb Martel, Thierry Stremler & cie). Après la dissolution des "vercos", hervé est partis vivre près de San Francisco, où il a officié avec un tas de groupe plutôt hip-hop, comme Blackalicious, et s'est lancé dans ce magique bricolage que constitue General Elektriks. Après "cliqueti clics" (peut-être avec des K quelques part, je ne l'ai plus sous la main) un premier disque plutôt confidentiel (beau succès d'estime, comme on dit) General Elektrik a carrément explosé avec le second album, jusqu'à se retrouver à l'Olympia, Chez Nagui, aux victoires de la musique pour le medley gainsbourg avec -M-. La magie est qu'Hervé ait réussi à réunir autour de lui de super musiciens, et a transformer des trucs bricolés à la maison (qui sonnent déjà énorme sur le disque) en redoutable machine scénique... Pour illustré ça j'ai choisi le live de ONE SHOT NOT, parce que le son est pas trop mal... 11 minutes de bohneur...


General Elektriks - Live à One Shot Not from discograph on Vimeo.

Albin de la Simone à la loge


Albin de la Simone sera de nouveau en concert solo à la loge (petite salle parisienne qui a ouvert l'année dernière, les 4, 11, 18 et 25 Octobre). J'ai déjà dis ici tout le bien que je pensais de lui... L'occasion de re-découvrir ses chansons, jouées au wurlitzer (piano electrique des années 60) et chanté sans micro... Avec un public d'afficionados, largement mis à contribution pour les coeurs.

Réservations par ici.



Albin partira ensuite province et en banlieue pour une série de concert, toujours solo... comme je suis sympa (sympathétique ?) je vous donne les dates...

14 octobre théâtre Jean Villard à Montpellier
15 octobre à St Mamet (Cantal)
16 octobre, rencontre-concert, médiathèque de Mer (41)
26 octobre à Troye, festival les Nuits de Champagne
8 Novembre à Cébazat en auvergne
12 novembre au Bateau Ivre à Tours
1, 2 et 3 décembre à Noisy le sec
10 décembre au Train théâtre à Portes les Valence

ET puis une petite vidéo, ça ne fait pas de mal...

Albin de la Simone - Vendéen
envoyé par CInq7. - Clip, interview et concert.

http://www.facebook.com/albindelasimone

dimanche 30 mai 2010

Chronique : Carmen Opera Rock & Soul, (Acte II) au Ciné 13

Dans le cadre du festival de formes courtes théâtrales "mises en capsules", au Ciné 13 Théâtre, Alexis Michalik (adaptation et mise en scène) et PAD (arrangement et composition musicale) proposent une décapante adaptation "Rock n’ Soul" de l’Opéra de Bizet, avec une vingtaine de chanteurs, danseurs, acteurs et musiciens, dont Julie Zenatti & Christophe Mali (Tryo).

Le spectacle commence des l’extérieur de la salle, alors que nous pénétrons dans le cabaret de Lilas Pastia (le remuant Youseff Hajdi), accueillis par des serveuses particulièrement jolies, et attentive au public masculin (ce sont les choristes), Carmen (Julie Zenatti) et ses copines sont déjà dans la salle, (arrangé en cabaret, avec tables et petites lampes) ainsi que bon nombre des acteurs. Le groupe attaque une petite intro inspirée de l‘ouverture de carmen, Pastia chauffe la salle, et le spectacle commence vraiment avec un Zuniga aviné (Christian Mulot, convaincant) qui réclame une chanson, que Carmen nous offrira (il s’agit des tringles des sistes tintaient revisité en chanson de cabaret, et finissant en rock endiablé…). Le caneva du spectacle suit vraiment l’acte 2 de Carmen, à quelques adaptations prêts : les contrebandiers (Kova réa et Julien Plantier, tous deux excellents) sont funky en diable et semblent tout droit sorti de Shaft, le Torréador (Antoine Lelandais, survolté) est une star du foot, qui rend les filles hystériques, etc. Les costumes et la musique sont plutôt sixties, ou seventies, sans que cela ne soit trop mécaniquement transposé.

Un des points fort spectacle, c’est qu’il se passe toujours quelque chose sur scène, les acteurs sont mêlés au public (invité à danser par les serveurs, et plus généralement participer), ou l’inverse, l’ambiance est garantie. Les chorégraphies (de Nytia Fierens) sont simples mais efficaces. Les chanteurs jouent vraiment plutôt bien la comédie. Il y a des moments assez drôles, sans être caricaturaux. La bonne surprise vient en particulier de Julie Zenatti, très convaincante, qui plus est dans un style de musique radicalement opposé à son genre habituel. Le pari de cette adaptation c’était le choix - contrepied évident - de Christophe Mali dans le rôle de José, parmi tous ces chanteurs avec des voix puissantes, on aurait pu craindre qu’il essaye de pousser sa voix, et perde son timbre si particulier. Au contraire, sa version de la fleur que tu m’avais jetée (habituel morceau de bravoure du ténor) est tout en douceur et en finesse, avec des moments presque parlés, un arrangement astucieux de PAD (guitare électrique/ violoncelle), et un final de guitares à la radiohead très efficace. José redevient vraiment un looser sympathique, bientôt berné par Carmen, qui lui préférera dans les actes suivants le flamboyant torréador.

Au final, on croit à cette version de Carmen, qui ne ressemble ni tout à fait une comédie musicale (le groupe sonne vraiment comme un groupe live, qui groove, qui sature, qui s‘amuse…), ni à une pièce de théâtre, on est à mis chemin du cabaret et du concert… On y croit aussi parce qu’on y reconnait les air connus de Carmen : les arrangements de PAD (Pierre-Antoine Durand) sonnent comme du Bizet dopés aux Beatles ou aux Stones, avec en prime des parties radicalement funky (bien servis par une excellente bassiste, Sabrina Boudaoud…). Les structures assez complexes des morceaux en deviennent limpides, avec des ruptures qui rappellent parfois A night at the Opera de Queen. Les choristes s’en donnent à cœur joie dans un final décapant ou l’on nous invite (avec José) à la liberté, dans un final presque hippie, où les jupes se retroussent, les chemises volent, et les bouches s’embrassent…

Alexis Michalik, connu pour ses adaptations de Shakespeare, (après La Mégère à peu près apprivoisée au Splendid, il est aussi actuellement à l'affiche du Studio des Champs-Elysée avec Roméo & Juliette) semble être en passe réussir son pari, pour ce qui n’est qu’un pourtant qu'un Work in progress, adaptés au conditions et à l’espace du ciné 13. Cet Acte deux de Carmen (45 minutes) est en soi déjà un beau et jubilatoire moment de spectacle très vivant.

crédit photo : Chloé Bonnart.

site du festival : http://www.misesencapsules.com

samedi 29 mai 2010

-M- "les saisons de passages" à L'Olympia, Paris


C’est sur scène que le clair-obscur "Roi des Ombres" prend toute sa dimension. Plus qu’un concert de -M-, "Les saisons de passages" c'est plus de deux heures de spectacle explosif et raffiné.


M- est un des meilleurs showman de l’hexagone, et c’est à juste titre que ses concerts sont toujours pleins (malgré des places vendues assez chère - entre 40 et 60 euros). Matthieu nous a fait ses classiques, solo au milieu de la salle ou pendu au balcon, communion et cri collectif avec le public, moment d’émotions ("délivre"), ou encore petit medley acoustique de ses meilleurs tubes, le tout avec sa folle énergie…

Mais pour ceux qui ont vu les tournées précédentes, ce qui frappe d‘abord, c’est la scénographie très élaborée du spectacle : des décors entièrement blanc (amplis, pieds de micros, etc, y compris), des lumières soignées, et une utilisation assez subtile de la vidéo, (images live mais retravaillée, retrojecteurs, mots écrits en direct, etc) . Matthieu, ce n’est plus un secret, partage sa vie avec Juliette Deschamps ( connue pour ses mises en scène de théâtre) qui y est sans doute pour quelque chose…
Dans ce décor "Les saisons de passages" (nom de la tournée) racontent une histoire, celle d’un -M- devenu un peu encombrant, un peu caricatural (son immense perruque au début du spectacle), mais qu’on aime et dont on a du mal à se débarrasser. Le -M - apparait même sous la forme d’un squelette fantomatique, qui vient hanter les rêves de Matthieu, et qui court sur un tapis roulant pendant tout un morceau (qui court après quoi ? Mystère, Mister). A la fin du spectacle, -M- lâche la perruque, il est finalement redevenu Matthieu, le musicien qui s’amuse avec ses frères et sœurs, ses amis, son public.

L’autre nouveauté c’est une équipe renouvelée qui l’accompagne, à l’exception du fantasque Cyril Atef, toujours aussi efficace à la batterie. Pierre Boscheron est aux machines, et il n’est autre que celui qui a accompagné -M- dans l’enregistrement de son tout premier disque, "le baptême". Sur ce disque sorti en 1997, deux gamins de 8 et 9 ans faisaient des chœurs, Joseph et Anna Chédid. Ils sont aujourd’hui avec le grand frère sur scène. Ils ont ramené des copains de leur âge, la talentueuse bassiste Elise Blanchard, et le charismatique Pierre Cohen à la guitare. Anna chante et joue du piano et Joseph, (qui a co-écrit plusieurs morceau du dernier disque avec son frère) joue absolument de tous les instruments qui sont sur scène. Il commence à la batterie, enchaine à la guitare, passe à la basse, revient à la batterie, puis à la guitare, tout en chantant, dansant, bougeant, toujours et tout le temps, pour finir au piano, accompagnant seul Matthieu pour le dernier rappel. Sa fraicheur rappelle évidemment le -M- des débuts, mais Joseph - que j’ai vu plusieurs fois en concert avec son groupe Selim - est loin d’être une pâle copie : c’est un des points forts du spectacle, trublion et musicien génial, il se permet à peu près tout… jusqu’à enchainer un solo de guitare (en slip de superman et en avant scène) et un solo de batterie, sur le "complexe du corn flakes". Et ce n’est pas gratuit, cela nous raconte l’histoire de ce gamin de 12 ans qui se rêvait en rock star , et dans le clip du morceau, et se déguisait en -M-. (Le gamin, du clip, évidemment c’était lui. )
Matthieu Chédid sait mettre en avant ses musiciens (formidable solo de la bassiste sur "matchistador") et si son succès ne se dément pas, c’est bien parce qu’il a su être à la fois un chanteur, auteur et compositeur de mélodies qui durent, et rester ce gamin de 18 ans qui jouait de la guitare pour les passants, sur le quai du canal saint martin. Matthieu n’a pas attendu que les ventes de CD s’effondrent pour savoir que c’était sur scène que le public se gagnait. Avec le temps, il y ajoute à son talent de guitariste et de showman, une dimension de véritable inventeur de "spectacle", de raconteur d’histoires, et nous entraine dans un univers peut-être moins rose et acidulé qu'auparavant, mais plus complexe, et plus intéressant.

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