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vendredi 11 novembre 2011

Rover, Alaquast.


Parmi les quantité industrielles de chanteurs  folk guitare/ voix qui ont émergé de dénommé Rover (de son vrai nom Thimothé Regnier) est un de ceux qui m'avait marqué, sur scène à cause de son look de rockeur, son gabarit, qui contraste avec sa voix. Son Ep a recueilli des éloges mérités, en grande partie grâce au titre Alaquast, très belle ballade... Rover à un atout sur ses rivaux français "qui chante en anglais" c'est qu'il maitrise l'anglais (sans doute en raison de sa bio de globe trotter, en tout cas c'est ce que veut bien faire comprendre le service de presse de la maison de disque.) Mais surtout : il a une voix assez unique et très belle. Il est parfois comparé à sa voix Brian Wilson, moi je trouve son timbre vraiment originale. Une belle voix de tête, mais aussi une capacité à "envoyer"... Et un univers assez mystérieux qui n'est pas pour me déplaire.

Voici une session soul kitchen du titre en question.


jeudi 10 novembre 2011

Chronique album : Thierry Stremler " Rio"



Thierry Stremler sort avec Rio un nouvel album haut en couleur :  pop élégante, folk chatoyante, ballades pluvieuses ou ensoleillées et second degrés sont une fois de plus au rendez vous.
Avec ce quatrième album Thierry Stremler confirme son appartenance à une catégorie de chanteur assez rare : celle de ce qui se fait de mieux dans la chanson française actuelle. Reconnu par ses pairs et méconnu du grand public, il continue son chemin, sans être vraiment médiatisé. Je ne sais pas s'il a "raté le coche" comme il le chante, mais il n'a pas raté son album. 

Pour ce disque Thierry Stremler est allé à Rio pour écrire des chansons, et on aurait pu craindre, vu le titre de l'album "Rio", qu'il n'ait cédé à la tentation de chercher à faire "couleur locale", mais si ce disque flirte avec la samba ou la bossa nova, le côté sud américain vient surtout agrémenter, parfois avec humour , des chansons pop comme Stremler sait si bien les faire : une veine douce et mélancolique ("j'ai raté le coche", "la chanson de lucie"), une veine très pop rock  ("les serveuses", "porno star"), et une veine plus dansante, ("économie", et "pourquoi pas"). Les textes eux sont parfois l'évocation d'un amour perdu, d'un homme blessé, mais sont aussi souvent très drôles et assez fins comme "porno star", (qui sont en fait les stars éphémère de la télévision), ou  "économie" dans l'air du temps. 
Accompagné par ses deux acolytes Joseph Chedid (chœurs, batteries, guitares) & Pascal Colomb (réalisation & divers instruments), il nous offre un album à la tonalité très acoustique, mais aux arrangements particulièrement soignés,  et où l'on notera la présence de nombreux guests pour les instruments et les chœurs complémentaires (Jeanne Cherhal, Cyril Atef, Sebastien Martel, Anna Chedid, Chat... ).

A noter une campagne internet assez amusante (en 5 "chapitres"), où l'on retrouve ( notamment Joseph Chedid et Romain Cottard) une partie de la bande de cabaret pour tes parents, dont Stremler faisait partie.


RIO - LA PROMO (CHAPITRE 1) par cherichaperon

Thierry Stremler " Rio" (Disques Daunay / Because) 

vendredi 4 novembre 2011

Vidéo : Le Monde Extraordinaire de -M- "Si si no no" Morceau inédit, film par Lisa Roze

A l'occasion de la parution du livre de Lisa Roze "Le Monde extraordinaire de -M-" petite vidéo inédite du maitre réalisé par Lisa Roze. On retrouve l'univers de celle qui suit Matthieu depuis le début et qui a (avec Cyril Houplain entre autres) largement contribué à créer l'imagerie de -M- à l'époque du Baptème... Cela a l'air très beau,  très poétique et non dénué d'humour, à l'image de tout ce que fait Lisa




On notera au passage, que dans cette petite vidéo fort sympathique on aperçoit  une partie de la "famille" de Matthieu, à commencer par  "Mama Sam",  Anna & Joseph Chedid,  Marianne (la maman),  Chat, Billie (masquée),  et bien d'autre, ainsi que Lisa elle même... Mais aussi  entres autres Laurent & Nicolas Voulzy, Charles et Pierre Souchon, Alexis Bossard (batteur de Selim).
un nouveau site est d'ailleurs en ligne pour l'occasion http://www.labo-m.net/

Pour en savoir plus sur Lisa Roze photographe reconnus (dont vous connaissez déjà le travail sans le savoir, tant elle photographié d'artiste connus, notamment pour des pochettes de disques) un petit docu :


Lisa ROZE: De l'autre coté de l'objectif par LaLouLoui

samedi 29 octobre 2011

General Elektriks, Parker Street.

   
Troisième album de General Elektriks Parker Street, n'est pas l'album commercial qu'on aurait pu craindre à l'écoute du premier single "summer is here". Il va chercher parmi des influences plus riches et hétéroclites.
Le single "summer is here", est un petit tube, est justement cela m'avait fait un peu peur. Après le succès de son album précédent (succès relatif en terme de vente, quelque chose comme 30 000 copies, ce qui est à la fois beaucoup et peu, mais important pour les concerts, et la couverture médiatique du groupe), on pouvait craindre une tentation d'être plus radiophonique, plus accessible, pour franchir un cap... A l'écoute de Parker Street on peut être rassuré, Hervé Salters, âme du groupe (décidément c'est la mode les vrais faux groupe) n'a pas vendu son âme au diable.


Il faut dire qu'il a déjà connu pas mal de petites "consécrations", pas mal aidé par le copain -M- (rencontré à l'époque ou Hervé jouait avec Vercoquin, et Matthieu jouait sous le nom de "matthieu chedid group" vers 1993 !!! Faîtes le calcul ils 'étaient pas bien vieux... ) est passé à la télé à des heures de grandes écoutes. Une petite balade sur le net suffit à comprendre l'impact important qu'on eu les victoires de la musique, taratata et autre one shot not...Puisqu'il y a un peu plus d'un an, GE était absolument inconnu du grand public.

Parker street, donc est peut-être un peu plus complexe que le précédent album, à la fois plus sombre (bad day, the genius and the ganster)et plus pop (show me your hands), avec toujours cette vision très cinématographique de la musique un petit hommage à lalo shiffrin en intro (the spark). Hervé s'y fait plus "chanteur" que sur les précédents disques, et beaucoup de titres sont construit comme de vraies "chanson" cela marche parfois parfaitement"quiet entertainer" où l'on est carrément dans le rag-time lent de piano assumé, et "I'm ready", qui rappele un peu Gotan Project, parfois un peu moins ( hardship is over, malgré sa superbe intro). Quelque chose me dit que Hervé - ayant fait une tournée assez intense - l'a enregistré assez vite parce que le groupe marchait et qu'il fallait sortir quelque chose... Au fond je trouve ce disque intéressant, il rappelle par certains aspects le premier album Cliquety Klicks (le morceau "little lady" sur cet album par exemple)  mais ils est moins jubilatoire que Good city for dreamers et au fond, contrairement à ce que laissait présager le single, plus difficile d'accès,  plus "organique" (ça c'est dans le dossier de presse). La principale qualité de ce disque, c'est de n'avoir pas cherché à faire "la même chose"...

Notons que Hervé est aussi producteur de plusieurs artistes chez Discograph (Pigeon john) et joue avec un autre excellent projet Honey Cut (qui a aussi sorti récemment un album intitulé "comédians). Il faut absolument que j'en parle ici.

vendredi 28 octobre 2011

video : Lisa Portelli "en sueur" (inédit)

Un petit morceau inédit de lisa portelli, ça peut pas faire de mal... from le hiboo

jeudi 27 octobre 2011

Stupeflip, les lapins et les radios

Depuis quelques jours, le groupe Stupeflip, (qui n'est pas vraiment un groupe, plutôt le projet de King Ju alias Julien Barthelemy), a lancé une campagne sur facebook pour que son titre Gaëlle passe à la radio. Le buzz (au moins) est en passe d'être réussi. King-Ju a été invité sur Europe 1 pour en parler, et hier soir (tard)  NRJ a passé "Gaëlle". Ce me donne l'occasion de dire quelques mots de ce groupe que je suis depuis le premier album éponyme et dont le nouvel opus Hypnoflip Invasion mérite largement qu'on s'y attarde. Si je ne l'avais pas fait, c'est parce que ce n'est pas trop le genre de musique dont je parle d'habitude ici. Mais au fond, on s'en fout,  (et après tout maintenant ils sont sur NRJ, hé, hé).

Le paradoxe de cette histoire, c'est que le titre "Gaëlle", choisi pour envahir les oreilles des auditeurs d'NRJ, n'est pas vraiment représentatif du style général du groupe. Stupeflip a en effet depuis le début inventé un personnage finement nommé Pop-Hip, qui serait un fan de musique "pop" perdu au milieu d'un groupe de hip-hop, que les autres membres (King Ju, Mc Salo, Cadillac...) du groupe (disons du  Crou) martyriseraient. Pop Hip arrive à fourguer des morceaux dans chacun des albums. C'est d'ailleurs comme ça que j'avais découvert le groupe "Depuis que je fume plus de Shit" ayant fait son petit succès à l'époque... (Jacno était même venu prêter main forte). "Gaëlle" donc (comme le "coeur qui cogne sur cet album  ou "les cages en métal" sur le précédent opus) est un morceau de Pop-Hip, tube electro-pop en puissance, un peu façon la Jacno de la période Elli & Jacno, justement, et qui n'a rien a envier à la production pop des années 80, (Taxi Girl,  Indochine etc).



Mais le reste de la musique de Stupeflip n'a pas grand chose à voir avec ça. On est là résolument dans le Hip-Hop,  (hard Core dirait-on), qui musicalement irait lorgner du coté de Cypress Hill, ou du Wu Tang avec des influences prises aussi bien du côté de gainsbourg que de la musique de film (de film d'horreur, mais pas seulement),un vraie richesse harmonique, et des rythmes qui "claquent bien" comme on dit.

Stupeflip a un truc que les autres groupes de Hip Hop n'ont pas souvent  : de l'humour, du second degré. Et une propension à se moquer des passages obligés du genre.  ("Gém les moches" est comme une réponse à toutes les "bi-atch de magazines" version NTM). Appeler ses fans "lapin" n'est pas courant dans le milieu... Les textes de Stupeflip sont bons, grinçants, drôles, violents souvent, mais aussi poétiques. "Le spleen des petits à l'école" est un sujet rarement abordé, et Stupeflip nous en offre une sorte de Prévert version hip hop. Stupeflip c'est aussi tout un univers qui m’emprunte pas aux poncifs du hip hop (la menuiserie, la religion du stup, le sinode piboin) ou qui les détourne (le CROU), les albums de stupeflip sont un peu comme des mini-opéras rock hip hop... Avec des enchainements entre les titres particulièrement soignés (l'impayable intervention de reverbman, l'assassinat de pop-hip) Stupeflip nous racontes des histoires folles, drôles, dures, paranoïaques, comme le monde d'aujourd'hui...




 Reste ce coup de buzz sur le net. Certains comprendrons mal pourquoi King Ju tient absolument à parler sur ces radios mainstream qu'il déteste, alors que grâce à internet, le disque semble avoir pas mal marché, et que les concerts (jusqu'à présent pas le point fort du groupe) sont remplis. ( Les lapins envahirons d'ailleurs l'Olympia à Paris le 1er novembre). Ce buzz, c'est un challenge, une blague. Mais si ça continue à marcher, si les lapins attaquent fun radio, il pourrait bien se retrouver invité sur tous les plateaux de télé pour justifier sa démarche, et peut-être qu'il se sentira dépassé. Mais ce sera pour le bien du Stup !

(Pour finir une petite interview que j'aime bien de King-Ju, par l'impayable Giedré)


lundi 24 octobre 2011

Arthur H : Baba Love

 
Les bonnes couvertures promos ne font pas forcément les bons albums, mais ce baba love est un très bon cru d'Arthur H. 
Les morceaux assez sont assez pop, les  arrangements. On reconnait la pâte de ses deux principaux collaborateurs du disque Vincent Taurelle (claviers) et surtout Aymerich Westrich (batterie, piano, programmations. (Je connaissais ce garçon comme batteur de Cassius, j'ai découvert grâce à Arthur H son groupe Aufgang, et il faudra que j'en dise un mot ici, parce qu'il mérite le détour. ) Un son électro-acoustique, mélange de vieux son analogique ou acoustique et de programmations electro qui donnent un son plus moderne à l'ensemble. Alexander Agelov (basse) et  Joseph Chedid (Guitare electrique, Programmation) complètent le duo. Et bien sûr il y a les incontournables guests (Izia, Saul Williams, Jean-Louis trintignant). 
Il y a des morceaux qui sont presque un peu trop easy listening à mon goût ("give me up" et son petit orgue enervant), d'autres dont les textes sont franchement trop légers (le paradis il est chinois) qui contraste avec la subtilité d'autres texte (la beauté de l'amour). Mais dans l'ensemble tout ça sonne très bien, et est assez efficace. Il y a des moments très intéressant où Arthur pousse sa voix et se prends carrément pour thom yorke (Dis moi tout) la grille du morceau est très "radiohead" ( et rappelle d'ailleurs my iron lung). Le morceaux "prendre corps" assez beau aux arrangements assez directement inspiré par Gainsbourg  (période L'homme à la tête de chou ou Vu de l’extérieur) est une des réussites du disques. Comme le duo avec Izia (qu'on a plaisir à entendre chanter un tout petit peu, en français).  
Bref, je l'aime bien ce disque... Je le préfère de beaucoup au précédent...  Allez le petit film "documentaire" (un EPK un peu long quoi)  assez long, d'Arthur pour finir, il vous dit tout ou presque...

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